Et si j’apprenais à séduire en 5 étapes…

-« On ne se serait pas déjà vu quelque part ? » – Le Classique
– « Hey beauté, fais attention où tu mets les pieds. Parce que tu risques de marcher sur mon cœur ! –  » Le Poète
-« Slt, ça va ? 😉  » – Le 2.0

Parfois flatteur et engageant, d’autres fois désuet et lourd, séduire est un art qui se pratique au masculin comme au féminin et nous laisse rarement indifférent-e-s.

Hina Hundt illustration Sex-Appeal

La drague de rue. Je ne sais pas vous, mais en y pensant, j’ai le poil qui se hérisse. Pourquoi ? À cause d’une impression chaque fois confirmée que les maîtres d’antan ont disparu ou enfermé à jamais ce qui faisait de leur prose, l’essence même de cet art.
Aujourd’hui, la drague de rue a mauvaise presse, parce qu’elle s’apparente souvent à une compétition Olympique, où les disciplines d’impolitesse et d’insultes sont légion. Oubliez la parade de paon remplumé. Le verbe est d’abord guillotiné par les bourreaux de la grammaire et des bonnes manières, avant d’être projeté dans un jet de javelot désespéré, vers le podium du harcèlement de rue.
…Roooh, je force un peu le trait. À peine !

La drague arachnoïde. On change de terrain de jeu et on passe sur la toile. L’espace de rencontre paraît plus « safe », plus distant, on voit venir le phénomène (même si on ne néglige pas le pervers qui fait davantage travailler ses méninges). Entre 2 swipes* de profil Tinder, 10 likes sur Instagram et 1 nuit d’enquête passée sur Google à rechercher le moindre détail de la vie de son nouveau match ; C’est autour d’un verre qu’on se rencontre enfin.
Le graal : Figer l’instant #yolo de ce doux 1er baiser, dans ses stories snaptchat ; Avant de se ghoster quand le message s’auto-détruira. Mission Impossible collection millennials.
… Roooh, je noircit carrément le trait là.

La séduction. Qu’il soit dit en français, anglais ou espagnol, ce mot a pour moi un je-ne-sais-quoi qui titille l’oreille, fait vibrer le palai tout en faisant parader les lèvres dans une moue naturellement irrésistible.
Alors bien sûr, séduire c’est aussi tromper, manipuler et abuser. Du serpent biblique au cliché du vendeur de tapis, en passant par le N+1 et l’être aimé, cette séduction fait plutôt siffler, à la manière de Kaa dans le Livre de la Jungle : « Aie confiaaaancccee… »
Non, ce n’est pas cette séduction qui m’intéresse.
Aujourd’hui, je veux apprendre à séduire. Oui, je me suis levée un beau matin et à 19h devant le replay de « Je T’aime etc… » présenté par Daphné Bürki, je me suis dis, chiche pas cap !

Daphné burki Je t'aime etc...

Avant d’entrer plus dans le vif du sujet, vous devez savoir que si j’ai cassé du bonhomme de rue en parpaing bien lourd et du narcissico-narcissique 2.0 aux paragraphes précédents ; C’est parce que JE me trimballe une cuisine entière de casseroles. Une collection précieuse comme autant de tentatives manquées à la pratique de la séduction. Ou fructueuse si le but était d’entrer dans le Guiness Book des records, tout est question de point de vu.

Jouer à la fille trop précieuse et inaccessible qui se montre désintéressée de celui qu’elle convoite : hmm, très peu pour moi.
Ado, j’étais plutôt du genre à écrire des poèmes, gribouiller sur des carnets entiers chaque détails de mes rencontres et suivre partout In Real Life* (parce qu’à l’époque préhistorique de mes béguins amoureux, Internet n’existait pas), ces êtres exceptionnels qui faisaient battre mon cœur plus vite qu’une séance de Zumba. Voilà, du genre psychopathe quoi !
Puis, après avoir mangé des râteaux à toutes les sauces (salsa, aigre douce, ketchup, le tout préparé dans mes casseroles en cuivre inoxydable bien sûr) et réfléchi à la question quelque peu pertinente de mon grand frère : « T’en as pas marre de refaire tout le temps les mêmes erreurs ? »

J’ai changé d’approche quand a sonné mon 1/4 de siècle, pour la jouer plus frontal.
À moi l’expression lyrique, les déclarations d’amour enflammées et les je t’aaaaiiiime à la Lara Fabian. Il en a fallu peu pour que revienne le mode Psychopathe II.

Finalement, à moi le retour à la case zéro comme râteau. Et si la rime en plus d’être bonne, ne s’imprime toujours pas, c’est bien avec un pass solo comme chez Gaumont, que j’entre dans ma 3è décennie. Toute blague mise à part, qu’est-ce que j’adore faire partie de ce club privé que forment les trentenaires. Pour moi, ça représente l’heure des grands.
Les grands possibles, les grandes libertés, les grands engagements, les grandes relations et autres grands investissements. Alors pourquoi pas le Grand Amour ?!

À lire aussi : Et si je congelais mes œufs…

Dernière étape avant de faire le bilan des grandes déceptions amoureuses et grands doutes, je m’insérais dans un body noir, perché sur des talons vertigineux, et je vibrais frénétiquement sur un remix de Beyoncé et de Jacques Brel : Single Ladies x Ne me quitte pas. Un cocktail nommé célibattant ! Dans le shaker, des zestes d’indépendance, de combativité et de dépression. Ça dégouline tellement d’amour, que séduire devient une option complètement inhibée.
Jamais deux sans trois, dit l’adage. Et bien voilà, je vous présente le mode Psychopathe III !

Alors, comment fait-on pour séduire quand on est une femme ?

1/ On se réapproprie son sex-appeal.
Son sex à quoi ? Son pouvoir d’attirance sexuelle ! Oui, oui, dépoussiérer le manteau de complexes et d’autoflagellation qu’on s’efforce de remettre chaque dimanche soir, quand la déprime du célibat a bu 10 caisses de Red Bull ; Pour assumer de nouveau son corps tout entier, sa situation amoureuse et ses désirs. D’ailleurs, c’est encore Alexandra Hubin, sexologue et chroniqueuse dans l’émission « Je t’aime etc… » qui en parle le mieux. Elle résume le sex appeal en 3 mots : Attitude, Démarche, Confiance (where my Beys at ?). Une formule gagnante qui vient de l’intérieur pour éblouir au dehors en nous faisant sécréter des phéromones, l’odeur de l’amour.
Ce n’est pas inné alors on le travaille tous les jours. On relève la tête, on ouvre les épaules et on adopte une démarche chaloupée et assurée sans en faire trop bien sûr. Petit à petit, on se plaît de nouveau, on s’aime et on a confiance en soi. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, le cercle vertueux se remet en marche et notre sex-appeal aussi.

Illustration Hina Hundt - Séduire - Steamy legs - Sex appeal

2/ On ose sortir, même seule.
D’une parce que ça permet de rencontrer du monde (de nouvelles collaborations, de nouveaux amis, ou plus si affinités) et de deux parce qu’il faut bien tester IRL ce retour du sex-appeal. Alors sortir seule ok, mais pas n’importe comment. Par expérience, je sais que ça demande parfois une sacré dose d’auto-motivation et d’énergie sociale. Mais une fois la machine lancée, cela en vaut largement la peine. Du coup je recommande de sortir dans des bars à thèmes : cours de kizomba, salsa ou des sessions de jeu de société par exemple. Beaucoup de personnes y vont seules et le fait d’y aller pour un but, le cours de danse ou le jeu, aide à briser la glace et évite l’impression penaude de s’incruster dans une fête où on ne connaît personne. Aujourd’hui, il existe pléthore d’occasions de sortir et pratiquer des activités selon vos centres d’intérêt et grâce à meetup par exemple, la tâche est d’autant plus facile.

3/ On sourit 🙂
Ça a l’air banal, mais nous sommes parfois tellement pris dans nos conversations avec nos multiples personnalités intérieures ou connaissances virtuelles, que la simple interaction dans la vie réelle, par le sourire humain devient une denrée rare. Alors, accompagnée de notre attitude-démarche-confiance (sex-appeal activated), on sourit et salue la gardienne, le boulanger, le chauffeur de bus, la collègue etc… Au fil du temps, cela deviendra d’une évidence naturelle. Et comme tout ce qui sort de nous, nous revient, imaginez ce plein d’amabilité qui vous ait rendu en retour. D’un coup, la grisaille parisienne se pare de 50 nuances.

4/ On s’intéresse aux autres.
Et oui, les hommes aussi aiment qu’on s’intéresse à eux, alors pourquoi ne pas faire le premier pas.

Le pas peut sembler énorme et la peur du rejet gigantesque au début, mais on y va petit. Tout en finesse et subtilité on commence par établir un contact visuel, puis on se sert d’un détail ou de l’environnement autour pour lancer la conversation, sans la monopolisée à cause du trac. Et si en plus vous y mettez un zeste d’humour ou rebondissez sur le sien, il y a de grandes chances pour que vous appréciiez cette mise à l’eau. Bien sûr, quand je parle d’intérêt et d’humour, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de rire aux blagues aussi fort qu’hurle la sirène des pompiers tous les 1ers mercredis du mois… par exemple.

5/ On ose le contact physique.
Si vous êtes comme moi, cette dernière étape est probablement la plus dure. Mais de la même manière que le sex-appeal, ça s’apprend. Alors pour éviter de tomber sur l’autre comme un mammouth coincé dans une boutique de porcelaine, on commence doucement, avec ses amis, son entourage qui nous veut du bien et avec qui on se sent à l’aise. Puis on accentue le niveau, en tentant pourquoi pas un cours de danse de couple. L’ambiance étant adéquate, le plus dur ici ne sera pas d’avoir peur du rejet, mais d’oser laisser un inconnu nous prendre dans ses bras (je vous raconterai bientôt, mon premier cours de kizomba. Un moment épique !). Puis au quotidien, quand la complicité s’y prête, on ose toucher un bras, une épaule et soutenir le regard.

Finalement, vous l’aurez compris. Il est possible de séduire dans la rue, sur la toile, dans un aéroport et partout où vous passez. Tant qu’on y met les formes et que les limites soient respectées autant chez les femmes que les hommes qui ne seront pas réceptifs. Car séduire c’est aussi savoir s’arrêter et parfois il vaut mieux un râteau, qu’une ordonnance restrictive !
Mais si ça match des 2 côtés, alors séduire peut devenir un jeu fort plaisant. Et s’il y a affinité, sortez le cotillons et faites péter le Champomy !!

Voilà ce que j’ai retenu sur l’art de séduire. Et comme ces étapes sont loin d’être exhaustives je suis curieuse de savoir comment vous vous y prenez pour séduire. 😉

La séduction est un sujet qui nous parle tous. Si vous voulez continuer à en apprendre plus sur votre pouvoir de séduction, voici quelques liens sympas :
– Je t’aime etc… « Sex-Appeal: décodage »
– Séduction en 8 Conseils
– 4 astuces de séduction lors du premier rendez-vous

Et si je congelais mes « œufs »…

« Alors, il arrive quand le tient ? »
« 30 ans, pas mariée, pas d’enfant… Tic, toc ! Tic, toc ! Ça tourne tu sais ! »
« Comme chaque année L’entreprise a besoin de concentrer toutes ses forces. J’espère que tu ne prévois pas de tomber enceinte ! »
Bonjour, je m’appelle Hina, j’ai 33 ans, je suis célibataire sans enfant et j’ai des œufs bio tout frais. (Et tout le monde répond : « Bonjouuur Hinaaa !!! 🙂 )

Illustration de Hina Hundt / La Cerise Électrique sur la congélation des "oeufs" / ovocytes

La vitrification de mes ovocoytes (le terme savant pour parler de la congélation de mes œufs), j’y pensais d’abord avec beaucoup d’humour à l’âge de 27 ans.
Entre temps, je suis allée vivre au Canada, j’ai bossé, voyagé, conversé avec des dessins et suis même tombée amoureuse. Puis j’ai passé le cap des 30 ans.
Entre temps, je suis rentrée du Canada, j’ai continué à bosser, voyager et commencé un nouveau langage : le dialogue de sourds avec le cœur. Puis mes 33 ans ont sonné.
Entre temps, j’ai jubilé à l’idée d’avoir vécu tant de choses toutes ces années, j’ai continué à bosser, voyager, échanger des dessins et finalement perdre le contact avec le palpitant amoureux.
Tout azymut, une forêt de bébés s’est mise à redessiner mes paysages et une meute d’injonctions paradoxales est venue questionner le devenir de ma fertilité maternelle et professionnelle.

Et moi dans tout ça ? Après avoir écumé les refrains de circonstances : « Lonely, I’m Mrs Lonely… – Akon », « All by myself… – façon Bridget Jones » et « Avoir un seul enfant de toi… (oui mais de qui ???) – Phil Barney & Marlène Duval » ; Mon génialissime et magnifique esprit féminin de résilience a sèché ses larmes en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire et a enfin aperçu la lumière au bout du tunnel : L’Autoconservation Ovocytaire. Hallelujah !

Ô joie, ô tressaillement de soulagement en mon sein. Une bouée de sauvetage lancée aux trentenaires de mon espèce. Mon espèce, ces jeunes femmes actives qui pour des raisons qui ne regardent qu’elles, ne veulent pas d’enfant pour le moment ou n’ont pas encore réussit à déchiffrer les codes hiéroglyphes du langage amoureux avec Mr Right.

Ah oui mais, il y a un mais* ! (*Attention ça sent la carotte et pas celle du jardin potager bio de Patrick. Ni celle que tu dégusterais avec délectation dans ta salade petits légumes D’aucy. Non, cette carotte-là a plutôt l’odeur des œufs qui ont dépassé la date limite de conservation.)

Parce qu’en France, si le Comité Consultatif National d’Éthique se dit favorable à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et à l’autoconservation ovocytaire dans les cas de :
– traitement médical ou d’une pathologie risquant d’affecter la fertilité (exemple le cancer)
– don d’ovocytes à la suite duquel, les femmes peuvent faire conserver une partie pour elles-mêmes (cependant plusieurs médecins critiquent souvent cette partie comme étant insuffisante);
L’autoconservation ovocytaires dite de « précaution » ou de « convenance » est néanmoins interdite. En gros pour celles qui n’ont pas encore d’enfant, nous sommes autorisées à donnez nos ovocytes pour aider les autres, mais invitées à aller voir ailleurs pour nous aider nous-mêmes quand nous serons prêtes. #MaisNaaan !
Et c’est pas fini, car ces ailleurs ont plusieurs coûts. En effet, plusieurs pays européens (notamment la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, le Danemark…) ont déjà fait preuve de bon sens en autorisant la vitrification des ovocytes pour une utilisation personnelle. Et si le 1er coût est émotionnel, en contraignant les femmes à l’impossibilité d’être suivies par leurs médecins tout au long de ce processus fastidieux ; le coût le plus rude reste financier puisqu’il faut compter environ entre 3000€ et 5000€.

Illustration de Hina Hundt sur l'infertilité

Pourquoi ai-je décidé d’aborder ce sujet ?
– Parce que les faits sont indéniables. Quand hier en France les femmes se mariaient et avaient leur premier enfant en moyenne à 25 ans, le paysage de notre société actuelle (longues études, opportunités de carrières, difficulté à rencontrer le compagnon avec qui fonder une famille etc…), engendre une mutation de la donne. Trouver le bon équilibre aujourd’hui requiert parfois des talents de funambule et fait reculer en France l’âge moyen du 1er enfant à 31 ans.
– Parce que c’est autant une histoire d’hommes que de femmes. Que les hommes autant que les femmes, se passionnent pour de longues études, des plans de carrière et galèrent parfois à trouver l’amour. Ouais c’est dingue !
– Parce qu’en attendant une évolution favorable des lois de bioéthique, il me semble au moins indispensable de faire circuler l’information avant qu’il ne soit trop tard pour certains œufs. Car si beaucoup de docteurs s’accordent à dire de la fertilité féminine, qu’elle commence son saut à l’élastique à partir de 35 ans ; Certains disent aussi que la période idéale de prélèvement des ovocytes en vue d’une congélation comme dernier rempart à l’horloge biologique, est préconisée jusqu’à 38 ans (dixit Dr François Olivennes).
– Parce que j’ai 33 ans et que je suis célibataire sans enfant.

En conclusion, on fait des études plus longues, on travaille plus longtemps, on meurt plus vieux… Pourquoi ne ferait-on pas des enfants plus tard ?
Alors je vois venir certains qui érigeraient des étendards criant à l’anti-naturel, l’égoïsme de notre société et du regret du bon vieux temps. Et à qui je dirais : Aah si le bon vieux temps revenait à la mode, je suppose que nous nous y adapterions de nouveau (contre d’autres récalcitrants qui crieraient leur regret du TUR-FU).
Bref, si la vitrification des ovocytes dans le cas d’un report du projet familial tel que je l’ai présenté, n’est pas pour autant une garantie de réussite ni LA solution à certains maux de ce siècle ; Elle offre cependant une marge de manœuvre et réaliser cette intervention en France permettrait simplement aux femmes et aux couples d’être mieux entourés, encadrés et suivis. En 2018 se tiendra la prochaine révision des lois de bioéthique.
Je me demande si la blague du congélo me refera rire un jour.

Pour en savoir plus sur cet épineux sujet des « œufs », voici quelques liens intéressants :
– Autoconservation des ovocytes : À quand la fin des inégalités ?
– Congélation des ovocytes : Pourquoi l’interdire est déconnecté de la réalité
– Comité Consultatif National d’Éthique
– Livre : Faire un enfant au XXIe siècle (de François Olivennes)

Instapreneurs : De la passion au business

Retour sur un salon inédit, celui des instapreneurs. Le 1er salon organisé par Instagram (groupe Facebook) s’est tenu hier à Paris, une véritable première mondiale pour ce réseau social dont le siège en Californie rassemble 500 millions d’utilisateurs dans le monde. Du coup c’était un peu THE place to be pour les passionné(e)s, amateurs et entreprises présents sur ce réseau social. L’occasion de rencontrer, échanger et s’inspirer au-delà de la toile, tout en restant dans la toile… Ça va, vous me suivez toujours ?

salon instapreneurs #faisavecpassion

Commençons par le début : qu’est-ce que c’est que ce salon ? Le salon des instapreneurs était l’évènement idéal pour mettre en lumière une sélection éclectique de marques et d’artistes français influents sur le réseau. Une cinquantaine d’entrepreneurs ont répondu à l’invitation et se sont retrouvés sous des rubriques telles que : beauté, mode, lifestyle, art…

 « Nous avons choisi la France, car une grande diversité de marques sont déjà présentes sur notre application et montrent l’étendue des possibilités sur Instagram ». Jim Squires, directeur de Instagram Business

Des marques jeunes pour tous les âges et publics, qui grâce à ce réseau ont su et pu répondre à la demande d’une niche (dear muesli, pipinpon, my little day, le slip français…) suivre ou créer des tendances (le chocolat des françaismaison château rouge, coucou suzette, patine, soin de soi, tensaï tea) ou proposer des articles et services atypiques, originaux et personnalisables (aurely cerise, klin d’oeil, jamini, tea heritage, ay cactus, woodstache, papermint, shanty biscuits…). Le tout, en faisant au fur et à mesure de leur passion, la structure de leur business.

Maison Château Rouge au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Maison Château Rouge

Woodstache au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Woodstache

Le Chocolat des Français au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Le Chocolat des Français

Shanty Biscuits au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Shanty Biscuits

Le Slip Français au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Le Slip Français

Jamini au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Jamini

Klin d'œil au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Klin d’œil

Aurely Cerise au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Aurely Cerise

Coucou Suzette au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Coucou Suzette

M6 et La Cerise Electrique au salon des Instapreneurs

@My Little Day

Une jolie opportunité de découvrir les petites histoires croustillantes qui ont fait de ces passions des entreprises à part entière. Des parcours singuliers aux valeurs fortes, certains d’entre eux ont également pris la parole tout au long de la journée pour animer des conférences sur les opportunités de carrière et le leadership 2.0 rendu possible grâce à Instagram. Le petit plus de ces conférences filmées est qu’on peut les retrouver sur la page facebook d’instagram.

#faisavecpassion La devise de ce 1er salon des Instapreneurs n’a trompé personne 🙂M6 et La Cerise Electrique au salon des Instapreneurs

Loving Day : Une autre raison de célébrer l’amour

Samedi dernier à Paris (mais aussi New York, Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Marseille…), nous avons célébré le « Loving Day ». Un événement festif et ensoleillé organisé par le collectif « Les Amoureux au Ban Public« . Il fallait au moins ça pour fêter la victoire de l’amour multiculturel sur la haine et la xénophobie.

Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)
En effet, cet événement reprend le nom du couple mixte les « Loving » ; Un couple unissant une femme noire Mildred Jeter et un homme blanc Richard Perry Loving. Ils se sont battus pendant 9 ans pour défendre leur amour et leur droit au mariage, à l’époque interdit dans l’état de Virginie où ils vivaient. Le 12 juin 1967 ils obtiennent gain de cause à la Cour Suprême des États-Unis qui au-delà de leur couple, rend anticonstitutionnelle l’interdiction des mariages « inter-raciaux » qui sévissent dans plusieurs états.

D’ailleurs, cela a inspiré un film « Loving », écrit et réalisé par Jeff Nichols  qui traite l’histoire de ce couple emblématique du combat pour la mixité multiculturelle.

Les Loving il n’y a pas de hasard ✨

Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)

Little Africa : l’Afrique, sans quitter Paris

Little Africa, qu’est-ce que c’est ? En quelques mots pesés, Little Africa est le premier guide touristique qui met exclusivement à l’honneur la richesse et la diversité de la culture africaine à Paris.

Little Africa

Jacqueline Ngo Mpii. Elle est à l’origine du projet Little Africa. Après avoir été diplômée de tourisme et fait ses armes pendant 7 ans dans ce secteur ; Elle se rend compte pendant cette période, du déficit de représentation de la culture africaine dans les produits touristiques parisiens. Rappelons que Paris est dans le Top 3 des villes les plus visitées au monde, (selon le Global City Index), avec environ 18 millions de touristes en 2016. Un problème entrainant une solution, Jacqueline Ngo Mpii y remédie aujourd’hui en proposant ce guide touristique. À l’instar des grandes villes cosmopolites telles que New York ou Londres, où l’on peut flâner, découvrir et s’enrichir de culture dans des quartiers comme Little Italy, Chinatown, Brixton Village… ; Little Africa met à son tour l’accent sur la relation intime qu’entretient la France avec le continent Africain (plus précisément Paris), son métissage culturel, l’empreinte historique de l’Afrique à Paris et la richesse des influences africaines dans les civilisations Européennes, Asiatiques, Américaines et Caribéennes.   little africa

L’objectif du guide est double :

– Apporter un nouveau support de découverte aux touristes qui sont à 79% des repeaters (déjà venus à Paris) et recherchent de nouvelles activités. Et pourquoi pas casser les préjugés? Et non, l’immigration que l’on vous décrit dans les médias, ce n’est pas que les ghettos, la prostitution, le banditisme, l’illettrisme. C’est aussi et surtout, des savoirs-faire, de l’art, de la gastronomie, de l’élégance, une histoire, de l’esthétisme, une vraie culture.

– Proposer un nouvel outil de travail pour les professionnels du tourisme : hôteliers, offices de tourisme afin de mieux répondre aux demandes de leurs clients en provenance d’Afrique. Où manger un plat africain à Paris ? – Jacqueline Ngo Mpii

Dans ce guide, on voyage en territoire d’Afrique tout en redécouvrant Paris. Comme une invitation VIP dans une interface jadis peu connue du grand public, des quartiers tels que Montparnasse, La Goutte d’Or, Château d’Eau ou Saint-Germain-des-Prés prennent un sens nouveau. Mais pas seulement. L’Afrique à Paris nous est aussi présentée à travers les regards d’artistes contemporains tels que Serge Kponton, Fred Ebami ou Alif king par exemples. Un agenda d’événements pour nous donner le temps de rencontrer, découvrir, apprendre et échanger. Des lieux incontournables d’expositions artistiques (musées et galeries d’art) et pour finir chacune de ces escapades africaines à Paris, une liste non exhaustive de bonnes adresses où les senteurs et saveurs africaines finiront de vous dépayser.
En somme, je finis en reprenant les mots de Jacqueline Ngo Mpii (qui mieux qu’elle pour décrire Little Africa) : « Une invitation au partage, aux rencontres, et la découverte d’un ailleurs qui ne se trouve pas à des milliers de kilomètres mais qui débute ici tout près de vous. » Ce guide est disponible sur le site www.littleafrica.fr. 🙂


Crédits : Les images et vidéo dans cet article, appartiennent à Little Africa.

Les « Pussy Hats » et la Marche des Femmes

Qu’est-ce que les « PussyHats » ? Littéralement « chapeau de chatte » en français, est un mouvement lancé par des centaines de milliers de femmes à travers les États-Unis, qui visent à protester contre les propos sexistes de Donald Trump. En effet, lors d’une vidéo ressortie au cours de sa campagne, Donald Trump le nouveau président des États-Unis affirme : « Et quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu fais tout ce que tu veux. Tu peux les attraper par la chatte » (« grab them by the pussy » en anglais). Le mouvement des « Pussy Hats » s’approprie alors cette énième injure sexiste, pour en faire une arme de protestation anti-Trump et un symbole visible marquant pendant la Marche des Femmes.

Pussy Hats et la marche des femmes

La Marche des Femmes du 21 Janvier 2017. Aux États-unis, au lendemain de l’investiture de Donald Trump à la présidence, la Marche des Femmes qui a rassemblé environ 2 millions de manifestants à travers le pays, s’est imposée comme un signal fort au nouveau gouvernement américain. Son étendard, la volonté de tous ceux qui soutiennent les droits des femmes, de tous, des familles et l’égalité des droits, de ne pas rester silencieux malgré le déluge d’expressions misogynes, xénophobes et racistes qui ont marqué la campagne du nouveau président.

« Nous faisons front commun en solidarité avec nos compagnons et enfants pour la protection de nos droits, notre sécurité, notre santé et nos familles – nos différentes communautés font la force de notre pays. La rhétorique utilisée pendant la compagne a insulté, diabolisé, et menacé bon nombre d’entre nous – femmes, immigrés de tous statuts, croyants en diverses religions et en particulier les musulmans, les personnes s’identifiant comme LGBTQIA, ceux qui ont la peau noire ou brune, les handicapés, personnes pauvres ou ceux ayant été agressé sexuellement. […] La marche des femmes à Washington enverra un message à notre nouveau gouvernement au premier jour de leur mandat, et au monde, que les droits de la femme sont des droits humains. »

Une multitude de personnalités ont rejoint la protestation dans la Marche et/ ou sur les réseaux sociaux, à l’instar de Bernie Sanders (ancien candidat à la primaire démocrate) qui a tweeté : “Président Trump, vous avez fait une grosse erreur. En essayant de nous diviser par race, religion, genre et nationalité, vous nous avez en fait rassemblés”.
Parmi les personnalités se trouvaient également Michael Moore, Alicia Keys, Madonna, Scarlett Johansson, John Kerry, Hillary Clinton, Angela Davis, Shepard Fairey… Délivrant et partageant leurs messages d’unité comme autant de barrières face aux menaces proclamées contre les libertés de chacun.

« Nous continuerons à nous soulever jusqu’à ce que nos voix soient entendues, jusqu’à ce que la sécurité de la planète ne soit plus reportée, jusqu’à ce que nos bombes arrêtent de tomber sur d’autres terres, jusqu’à ce que notre dollar soit le même que le dollar des hommes !” – Alicia Keys.

COMBINE 16112997_1287928884586462_6834381324470531057_o 16113138_1287928907919793_3932552572389943263_o 16143103_1287932764586074_3685938602454865610_n 16178397_1287935374585813_6773265574037359200_o HONEY1901Women3

La Marche des Femmes dans le monde. Le mouvement se mondialise et trouve écho dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, d’Europe, Afrique et Océanie. Le message est clair, créer une union de masse pour défendre les droits des femmes, des familles, des minorités, des immigrants, des libertés religieuses, des groupes LGBT et aussi pour s’ériger contre les discriminations raciales (et toutes formes de discriminations), les harcèlements, les violences sexuelles, les mutilations génitales, les trafics de femmes et d’enfants, le sexisme.

En résumé, la Marche des Femmes du 21 Janvier 2017 fut marquante parce qu’elle a montré que l’attaque d’un groupe de la population humaine, représentait une réponse de tous, face à cette attaque.

16124003_1819154188327769_1460383387100381184_n

Phenomenal Woman Illustrated : Aïssa Maïga

« C’est rare au cinéma qu’une femme noire ne soit pas une victime. »
– Aïssa Maïga

HinaHundt_PWI-AissaMaiga_Web

Aïssa Maïga, qui est-ce ? (Oserais-je ?)
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Aïssa Maïga est si je pèse mes mots, l’actrice française du moment. Avec ses 20 ans de carrière, elle se fait d’abord remarquer du grand public dans le film « les poupées russes » de Cédric Klapisch, aux côtés de Romain Duris. Elle enchaîne ensuite avec génie, plusieurs seconds rôles et des rencontres déterminantes qui contribueront à façonner son ascension. Si bien qu’en 2007 arrive la première récompense publique de son travail : une nomination aux Césars pour le meilleur espoir féminin, pour son rôle dans « Bamako« . À force de détermination et de talent, Aïssa Maïga se fait un nom dans le cinéma français. La suite elle, n’en est que logique.

En effet, à partir de 2016,  Aïssa Maïga crève littéralement l’écran dans le film « Bienvenue à Marly-Gomont » de Julien Rambaldi. L’histoire vraie de la famille du chanteur Kamini (dont le père est un docteur noir) qui s’installe dans un village de Picardie. Le film aborde sous fond de comédie populaire, les difficultés d’intégration et les préjugés raciaux.
Et ce début d’année 2017 semble lui sourire tout autant, puisqu’on la retrouve dans « Corniche Kennedy », « Mystère à la Tour Eiffel » et dès Mercredi 18 Janvier, à l’affiche du film « Il a déjà tes yeux« , de Lucien Jean-Baptiste. L’histoire d’un couple ordinaire amoureux et sans problèmes, qui ne pouvant concevoir, choisit d’adopter un enfant. Rien de plus banal, si ce n’est que le couple est noir et le bébé blanc. Un joli pied de nez aux stéréotypes identitaires qu’il me tarde d’aller voir.

Et maintenant à vous : connaissiez-vous Aïssa Maïga ? Que pensez-vous du sujet du film « Il a déjà tes yeux » ? Irez-vous le voir ? Je serai ravie d’avoir vos avis sur cette femme phénoménale et ce sujet de société. N’hésitez pas aussi à me dire quelle femme vous souhaiteriez voir dans le prochain « Phenomenal Woman Illustrated » 😉

Bonne Année 2017 :)

Aurevoir 2016. J’espère que cette année vous a autant comblé que fait grandir. Que cette année vous a permis de réaliser les rêves que vous aviez et que vous finissez l’année le coeur serein et aimant. 

Pour ma part, ce fut une belle année. Éprouvante parfois, énergisante, compatissante et inconditionnellement affectueuse d’autres fois. Je suis extrêmement reconnaissante du temps que m’ont accordé chacune des personnes qui ont traversé ma vie cette année. Et reconnaissante aussi de l’impact que ces personnes m’ont permis d’avoir dans leur vie.

Bonne Année 2017, by Hina Hundt

Bonjour 2017. Pour cette nouvelle année, je nous souhaite de continuer à jouer le jeu de la vie, en réalisant encore nos rêves, en osant vibrer et briller aussi fort que notre âme le souhaite, en osant persévérer au-delà des obstacles et plus encore.

Mais par dessus tout, je nous souhaite beaucoup d’amour. De l’amour simple et authentique, envers soi-même et envers les autres, tels que nous sommes et tels qu’ils/elles sont. Bonne année 2017 💖

Phenomenal Woman Illustrated : Marian Wright Edelman

« You can’t be what you can’t see. » – Marian Wright Edelman
(Tu ne peux pas être ce que tu ne vois pas.)

hinahundt_pwi-marianwrightedelman_web

Phenomenal Woman Illustrated. Est un nouveau projet, que je veux partager avec vous et qui représentera au devant de la scène, le portrait de femmes d’influence dans le monde. Des femmes de tous horizons culturels, sociologiques ou démographiques, qui par leur combat et vision du monde, ont et continuent d’inspirer des générations d’hommes et de femmes pour une égalité des droits. Vous l’aurez compris, Phenomenal Woman Illustrated est une ambition féministe à travers laquelle je vous présenterai en quelques mots et sous forme de portrait illustré une ou plusieurs femmes qui font bouger les choses à leur échelle.
Dans quel but ? Promouvoir l’émancipation et l’éducation des femmes ; Au même titre que la réalité du « tout est possible », par la représentation de femmes ordinaires mais phénoménales.

Pour ce faire, je vous présente Marian Wright Edelman, une avocate et militante américaine pour les droits de l’enfant. Elle a fondé en 1973 le Children’s Defense Fund pour représenter, aider et défendre les droits des enfants défavorisés au États-Unis. En tant que fondatrice, leader et principal porte-parole de la CDF, elle s’emploie à persuader le Congrès américain d’améliorer l’aide sociale et les soins des enfants défavorisés, handicapés, sans-abri, maltraités ou négligés. Comme elle l’exprime: «Si vous n’aimez pas la façon dont le monde est, vous avez l’obligation de le changer. Il suffit de procéder étape par étape ».
De plus, comme une façon d’aller au bout des choses, Marian Wright Edelman est également membre du conseil de la Fondation Robin Hood basée à New York. Un organisme de bienfaisance voué à l’élimination de la pauvreté.

Et maintenant à vous : connaissiez-vous Marian Wright Edelman ? Que pensez-vous de ce premier portrait ? N’hésitez pas à partager des infos sur cette femme phénoménale ou me dire qui vous souhaiteriez que j’illustre parmi les « Phenomenal Woman Illustrated » 😉

Retrouvez-moi également sur Tumblr, Instagram, Facebook, et Twitter ^^

La Rivière et le Roseau : Conte d’un 1er Amour

hinahundt_invisiblescarTels les flots impétueux de la mer,
Ainsi commence la soif de vie
D’une source d’eau, qui de rivière en fleuve,
Un jour élèvera à son tour son lit
Au rang de mer.
Mille détours accompagnent ce cheminement
Et parmi eux, résonne le cœur de son roseau.
Il suffira d’un seul battement.
Aussi léger et vigoureux que celui des ailes
De la libellule qui danse au fil de l’eau ;
Pour que germe son roseau au bord de la rivière.
Entre la rivière et son roseau,
L’amour limpide, désintéressé et profond
Devient le courant qui les traverse.
Et tout autour, l’harmonie de leur symbiose
S’affiche comme l’évidence naturelle.
Or, bien avant son ascension vers la mer,
La source vivante de la rivière avait un rêve.
Plus profond et ancré que l’amour intime
Qu’elle porte à son écosystème ;
Elle rêvait d’un ailleurs perché parmi les étoiles,
Où à l’instar du berger, elle guiderait les égarés.
Ce rêve incroyable qu’elle cru longtemps impossible,
Chargeait en elle, les matières solides d’une érosion certaine.
Chaque bassin qui se versait en elle
Manquait invariablement le court du fleuve,
Par lequel elle se jetterait dans la mer ;
Pour finalement étoffer la passion de son rêve ultime.
Asséchant de frustrations et d’amertume
Les berges où fleurissait son roseau ;
C’est sans crier gare que la source douce de la rivière
S’acidifia, jusqu’à rompre son intimité
Avec l’organisme qui deviendra désormais
Le et non Son roseau.
« Il y a des cicatrices qui ne sont visibles qu’avec le cœur. »