Et si j’apprenais à séduire en 5 étapes…

-« On ne se serait pas déjà vu quelque part ? » – Le Classique
– « Hey beauté, fais attention où tu mets les pieds. Parce que tu risques de marcher sur mon cœur ! –  » Le Poète
-« Slt, ça va ? 😉  » – Le 2.0

Parfois flatteur et engageant, d’autres fois désuet et lourd, séduire est un art qui se pratique au masculin comme au féminin et nous laisse rarement indifférent-e-s.

Hina Hundt illustration Sex-Appeal

La drague de rue. Je ne sais pas vous, mais en y pensant, j’ai le poil qui se hérisse. Pourquoi ? À cause d’une impression chaque fois confirmée que les maîtres d’antan ont disparu ou enfermé à jamais ce qui faisait de leur prose, l’essence même de cet art.
Aujourd’hui, la drague de rue a mauvaise presse, parce qu’elle s’apparente souvent à une compétition Olympique, où les disciplines d’impolitesse et d’insultes sont légion. Oubliez la parade de paon remplumé. Le verbe est d’abord guillotiné par les bourreaux de la grammaire et des bonnes manières, avant d’être projeté dans un jet de javelot désespéré, vers le podium du harcèlement de rue.
…Roooh, je force un peu le trait. À peine !

La drague arachnoïde. On change de terrain de jeu et on passe sur la toile. L’espace de rencontre paraît plus « safe », plus distant, on voit venir le phénomène (même si on ne néglige pas le pervers qui fait davantage travailler ses méninges). Entre 2 swipes* de profil Tinder, 10 likes sur Instagram et 1 nuit d’enquête passée sur Google à rechercher le moindre détail de la vie de son nouveau match ; C’est autour d’un verre qu’on se rencontre enfin.
Le graal : Figer l’instant #yolo de ce doux 1er baiser, dans ses stories snaptchat ; Avant de se ghoster quand le message s’auto-détruira. Mission Impossible collection millennials.
… Roooh, je noircit carrément le trait là.

La séduction. Qu’il soit dit en français, anglais ou espagnol, ce mot a pour moi un je-ne-sais-quoi qui titille l’oreille, fait vibrer le palai tout en faisant parader les lèvres dans une moue naturellement irrésistible.
Alors bien sûr, séduire c’est aussi tromper, manipuler et abuser. Du serpent biblique au cliché du vendeur de tapis, en passant par le N+1 et l’être aimé, cette séduction fait plutôt siffler, à la manière de Kaa dans le Livre de la Jungle : « Aie confiaaaancccee… »
Non, ce n’est pas cette séduction qui m’intéresse.
Aujourd’hui, je veux apprendre à séduire. Oui, je me suis levée un beau matin et à 19h devant le replay de « Je T’aime etc… » présenté par Daphné Bürki, je me suis dis, chiche pas cap !

Daphné burki Je t'aime etc...

Avant d’entrer plus dans le vif du sujet, vous devez savoir que si j’ai cassé du bonhomme de rue en parpaing bien lourd et du narcissico-narcissique 2.0 aux paragraphes précédents ; C’est parce que JE me trimballe une cuisine entière de casseroles. Une collection précieuse comme autant de tentatives manquées à la pratique de la séduction. Ou fructueuse si le but était d’entrer dans le Guiness Book des records, tout est question de point de vu.

Jouer à la fille trop précieuse et inaccessible qui se montre désintéressée de celui qu’elle convoite : hmm, très peu pour moi.
Ado, j’étais plutôt du genre à écrire des poèmes, gribouiller sur des carnets entiers chaque détails de mes rencontres et suivre partout In Real Life* (parce qu’à l’époque préhistorique de mes béguins amoureux, Internet n’existait pas), ces êtres exceptionnels qui faisaient battre mon cœur plus vite qu’une séance de Zumba. Voilà, du genre psychopathe quoi !
Puis, après avoir mangé des râteaux à toutes les sauces (salsa, aigre douce, ketchup, le tout préparé dans mes casseroles en cuivre inoxydable bien sûr) et réfléchi à la question quelque peu pertinente de mon grand frère : « T’en as pas marre de refaire tout le temps les mêmes erreurs ? »

J’ai changé d’approche quand a sonné mon 1/4 de siècle, pour la jouer plus frontal.
À moi l’expression lyrique, les déclarations d’amour enflammées et les je t’aaaaiiiime à la Lara Fabian. Il en a fallu peu pour que revienne le mode Psychopathe II.

Finalement, à moi le retour à la case zéro comme râteau. Et si la rime en plus d’être bonne, ne s’imprime toujours pas, c’est bien avec un pass solo comme chez Gaumont, que j’entre dans ma 3è décennie. Toute blague mise à part, qu’est-ce que j’adore faire partie de ce club privé que forment les trentenaires. Pour moi, ça représente l’heure des grands.
Les grands possibles, les grandes libertés, les grands engagements, les grandes relations et autres grands investissements. Alors pourquoi pas le Grand Amour ?!

À lire aussi : Et si je congelais mes œufs…

Dernière étape avant de faire le bilan des grandes déceptions amoureuses et grands doutes, je m’insérais dans un body noir, perché sur des talons vertigineux, et je vibrais frénétiquement sur un remix de Beyoncé et de Jacques Brel : Single Ladies x Ne me quitte pas. Un cocktail nommé célibattant ! Dans le shaker, des zestes d’indépendance, de combativité et de dépression. Ça dégouline tellement d’amour, que séduire devient une option complètement inhibée.
Jamais deux sans trois, dit l’adage. Et bien voilà, je vous présente le mode Psychopathe III !

Alors, comment fait-on pour séduire quand on est une femme ?

1/ On se réapproprie son sex-appeal.
Son sex à quoi ? Son pouvoir d’attirance sexuelle ! Oui, oui, dépoussiérer le manteau de complexes et d’autoflagellation qu’on s’efforce de remettre chaque dimanche soir, quand la déprime du célibat a bu 10 caisses de Red Bull ; Pour assumer de nouveau son corps tout entier, sa situation amoureuse et ses désirs. D’ailleurs, c’est encore Alexandra Hubin, sexologue et chroniqueuse dans l’émission « Je t’aime etc… » qui en parle le mieux. Elle résume le sex appeal en 3 mots : Attitude, Démarche, Confiance (where my Beys at ?). Une formule gagnante qui vient de l’intérieur pour éblouir au dehors en nous faisant sécréter des phéromones, l’odeur de l’amour.
Ce n’est pas inné alors on le travaille tous les jours. On relève la tête, on ouvre les épaules et on adopte une démarche chaloupée et assurée sans en faire trop bien sûr. Petit à petit, on se plaît de nouveau, on s’aime et on a confiance en soi. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, le cercle vertueux se remet en marche et notre sex-appeal aussi.

Illustration Hina Hundt - Séduire - Steamy legs - Sex appeal

2/ On ose sortir, même seule.
D’une parce que ça permet de rencontrer du monde (de nouvelles collaborations, de nouveaux amis, ou plus si affinités) et de deux parce qu’il faut bien tester IRL ce retour du sex-appeal. Alors sortir seule ok, mais pas n’importe comment. Par expérience, je sais que ça demande parfois une sacré dose d’auto-motivation et d’énergie sociale. Mais une fois la machine lancée, cela en vaut largement la peine. Du coup je recommande de sortir dans des bars à thèmes : cours de kizomba, salsa ou des sessions de jeu de société par exemple. Beaucoup de personnes y vont seules et le fait d’y aller pour un but, le cours de danse ou le jeu, aide à briser la glace et évite l’impression penaude de s’incruster dans une fête où on ne connaît personne. Aujourd’hui, il existe pléthore d’occasions de sortir et pratiquer des activités selon vos centres d’intérêt et grâce à meetup par exemple, la tâche est d’autant plus facile.

3/ On sourit 🙂
Ça a l’air banal, mais nous sommes parfois tellement pris dans nos conversations avec nos multiples personnalités intérieures ou connaissances virtuelles, que la simple interaction dans la vie réelle, par le sourire humain devient une denrée rare. Alors, accompagnée de notre attitude-démarche-confiance (sex-appeal activated), on sourit et salue la gardienne, le boulanger, le chauffeur de bus, la collègue etc… Au fil du temps, cela deviendra d’une évidence naturelle. Et comme tout ce qui sort de nous, nous revient, imaginez ce plein d’amabilité qui vous ait rendu en retour. D’un coup, la grisaille parisienne se pare de 50 nuances.

4/ On s’intéresse aux autres.
Et oui, les hommes aussi aiment qu’on s’intéresse à eux, alors pourquoi ne pas faire le premier pas.

Le pas peut sembler énorme et la peur du rejet gigantesque au début, mais on y va petit. Tout en finesse et subtilité on commence par établir un contact visuel, puis on se sert d’un détail ou de l’environnement autour pour lancer la conversation, sans la monopolisée à cause du trac. Et si en plus vous y mettez un zeste d’humour ou rebondissez sur le sien, il y a de grandes chances pour que vous appréciiez cette mise à l’eau. Bien sûr, quand je parle d’intérêt et d’humour, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de rire aux blagues aussi fort qu’hurle la sirène des pompiers tous les 1ers mercredis du mois… par exemple.

5/ On ose le contact physique.
Si vous êtes comme moi, cette dernière étape est probablement la plus dure. Mais de la même manière que le sex-appeal, ça s’apprend. Alors pour éviter de tomber sur l’autre comme un mammouth coincé dans une boutique de porcelaine, on commence doucement, avec ses amis, son entourage qui nous veut du bien et avec qui on se sent à l’aise. Puis on accentue le niveau, en tentant pourquoi pas un cours de danse de couple. L’ambiance étant adéquate, le plus dur ici ne sera pas d’avoir peur du rejet, mais d’oser laisser un inconnu nous prendre dans ses bras (je vous raconterai bientôt, mon premier cours de kizomba. Un moment épique !). Puis au quotidien, quand la complicité s’y prête, on ose toucher un bras, une épaule et soutenir le regard.

Finalement, vous l’aurez compris. Il est possible de séduire dans la rue, sur la toile, dans un aéroport et partout où vous passez. Tant qu’on y met les formes et que les limites soient respectées autant chez les femmes que les hommes qui ne seront pas réceptifs. Car séduire c’est aussi savoir s’arrêter et parfois il vaut mieux un râteau, qu’une ordonnance restrictive !
Mais si ça match des 2 côtés, alors séduire peut devenir un jeu fort plaisant. Et s’il y a affinité, sortez le cotillons et faites péter le Champomy !!

Voilà ce que j’ai retenu sur l’art de séduire. Et comme ces étapes sont loin d’être exhaustives je suis curieuse de savoir comment vous vous y prenez pour séduire. 😉

La séduction est un sujet qui nous parle tous. Si vous voulez continuer à en apprendre plus sur votre pouvoir de séduction, voici quelques liens sympas :
– Je t’aime etc… « Sex-Appeal: décodage »
– Séduction en 8 Conseils
– 4 astuces de séduction lors du premier rendez-vous

Et si je congelais mes « œufs »…

« Alors, il arrive quand le tient ? »
« 30 ans, pas mariée, pas d’enfant… Tic, toc ! Tic, toc ! Ça tourne tu sais ! »
« Comme chaque année L’entreprise a besoin de concentrer toutes ses forces. J’espère que tu ne prévois pas de tomber enceinte ! »
Bonjour, je m’appelle Hina, j’ai 33 ans, je suis célibataire sans enfant et j’ai des œufs bio tout frais. (Et tout le monde répond : « Bonjouuur Hinaaa !!! 🙂 )

Illustration de Hina Hundt / La Cerise Électrique sur la congélation des "oeufs" / ovocytes

La vitrification de mes ovocoytes (le terme savant pour parler de la congélation de mes œufs), j’y pensais d’abord avec beaucoup d’humour à l’âge de 27 ans.
Entre temps, je suis allée vivre au Canada, j’ai bossé, voyagé, conversé avec des dessins et suis même tombée amoureuse. Puis j’ai passé le cap des 30 ans.
Entre temps, je suis rentrée du Canada, j’ai continué à bosser, voyager et commencé un nouveau langage : le dialogue de sourds avec le cœur. Puis mes 33 ans ont sonné.
Entre temps, j’ai jubilé à l’idée d’avoir vécu tant de choses toutes ces années, j’ai continué à bosser, voyager, échanger des dessins et finalement perdre le contact avec le palpitant amoureux.
Tout azymut, une forêt de bébés s’est mise à redessiner mes paysages et une meute d’injonctions paradoxales est venue questionner le devenir de ma fertilité maternelle et professionnelle.

Et moi dans tout ça ? Après avoir écumé les refrains de circonstances : « Lonely, I’m Mrs Lonely… – Akon », « All by myself… – façon Bridget Jones » et « Avoir un seul enfant de toi… (oui mais de qui ???) – Phil Barney & Marlène Duval » ; Mon génialissime et magnifique esprit féminin de résilience a sèché ses larmes en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire et a enfin aperçu la lumière au bout du tunnel : L’Autoconservation Ovocytaire. Hallelujah !

Ô joie, ô tressaillement de soulagement en mon sein. Une bouée de sauvetage lancée aux trentenaires de mon espèce. Mon espèce, ces jeunes femmes actives qui pour des raisons qui ne regardent qu’elles, ne veulent pas d’enfant pour le moment ou n’ont pas encore réussit à déchiffrer les codes hiéroglyphes du langage amoureux avec Mr Right.

Ah oui mais, il y a un mais* ! (*Attention ça sent la carotte et pas celle du jardin potager bio de Patrick. Ni celle que tu dégusterais avec délectation dans ta salade petits légumes D’aucy. Non, cette carotte-là a plutôt l’odeur des œufs qui ont dépassé la date limite de conservation.)

Parce qu’en France, si le Comité Consultatif National d’Éthique se dit favorable à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et à l’autoconservation ovocytaire dans les cas de :
– traitement médical ou d’une pathologie risquant d’affecter la fertilité (exemple le cancer)
– don d’ovocytes à la suite duquel, les femmes peuvent faire conserver une partie pour elles-mêmes (cependant plusieurs médecins critiquent souvent cette partie comme étant insuffisante);
L’autoconservation ovocytaires dite de « précaution » ou de « convenance » est néanmoins interdite. En gros pour celles qui n’ont pas encore d’enfant, nous sommes autorisées à donnez nos ovocytes pour aider les autres, mais invitées à aller voir ailleurs pour nous aider nous-mêmes quand nous serons prêtes. #MaisNaaan !
Et c’est pas fini, car ces ailleurs ont plusieurs coûts. En effet, plusieurs pays européens (notamment la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, le Danemark…) ont déjà fait preuve de bon sens en autorisant la vitrification des ovocytes pour une utilisation personnelle. Et si le 1er coût est émotionnel, en contraignant les femmes à l’impossibilité d’être suivies par leurs médecins tout au long de ce processus fastidieux ; le coût le plus rude reste financier puisqu’il faut compter environ entre 3000€ et 5000€.

Illustration de Hina Hundt sur l'infertilité

Pourquoi ai-je décidé d’aborder ce sujet ?
– Parce que les faits sont indéniables. Quand hier en France les femmes se mariaient et avaient leur premier enfant en moyenne à 25 ans, le paysage de notre société actuelle (longues études, opportunités de carrières, difficulté à rencontrer le compagnon avec qui fonder une famille etc…), engendre une mutation de la donne. Trouver le bon équilibre aujourd’hui requiert parfois des talents de funambule et fait reculer en France l’âge moyen du 1er enfant à 31 ans.
– Parce que c’est autant une histoire d’hommes que de femmes. Que les hommes autant que les femmes, se passionnent pour de longues études, des plans de carrière et galèrent parfois à trouver l’amour. Ouais c’est dingue !
– Parce qu’en attendant une évolution favorable des lois de bioéthique, il me semble au moins indispensable de faire circuler l’information avant qu’il ne soit trop tard pour certains œufs. Car si beaucoup de docteurs s’accordent à dire de la fertilité féminine, qu’elle commence son saut à l’élastique à partir de 35 ans ; Certains disent aussi que la période idéale de prélèvement des ovocytes en vue d’une congélation comme dernier rempart à l’horloge biologique, est préconisée jusqu’à 38 ans (dixit Dr François Olivennes).
– Parce que j’ai 33 ans et que je suis célibataire sans enfant.

En conclusion, on fait des études plus longues, on travaille plus longtemps, on meurt plus vieux… Pourquoi ne ferait-on pas des enfants plus tard ?
Alors je vois venir certains qui érigeraient des étendards criant à l’anti-naturel, l’égoïsme de notre société et du regret du bon vieux temps. Et à qui je dirais : Aah si le bon vieux temps revenait à la mode, je suppose que nous nous y adapterions de nouveau (contre d’autres récalcitrants qui crieraient leur regret du TUR-FU).
Bref, si la vitrification des ovocytes dans le cas d’un report du projet familial tel que je l’ai présenté, n’est pas pour autant une garantie de réussite ni LA solution à certains maux de ce siècle ; Elle offre cependant une marge de manœuvre et réaliser cette intervention en France permettrait simplement aux femmes et aux couples d’être mieux entourés, encadrés et suivis. En 2018 se tiendra la prochaine révision des lois de bioéthique.
Je me demande si la blague du congélo me refera rire un jour.

Pour en savoir plus sur cet épineux sujet des « œufs », voici quelques liens intéressants :
– Autoconservation des ovocytes : À quand la fin des inégalités ?
– Congélation des ovocytes : Pourquoi l’interdire est déconnecté de la réalité
– Comité Consultatif National d’Éthique
– Livre : Faire un enfant au XXIe siècle (de François Olivennes)

Les « Pussy Hats » et la Marche des Femmes

Qu’est-ce que les « PussyHats » ? Littéralement « chapeau de chatte » en français, est un mouvement lancé par des centaines de milliers de femmes à travers les États-Unis, qui visent à protester contre les propos sexistes de Donald Trump. En effet, lors d’une vidéo ressortie au cours de sa campagne, Donald Trump le nouveau président des États-Unis affirme : « Et quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu fais tout ce que tu veux. Tu peux les attraper par la chatte » (« grab them by the pussy » en anglais). Le mouvement des « Pussy Hats » s’approprie alors cette énième injure sexiste, pour en faire une arme de protestation anti-Trump et un symbole visible marquant pendant la Marche des Femmes.

Pussy Hats et la marche des femmes

La Marche des Femmes du 21 Janvier 2017. Aux États-unis, au lendemain de l’investiture de Donald Trump à la présidence, la Marche des Femmes qui a rassemblé environ 2 millions de manifestants à travers le pays, s’est imposée comme un signal fort au nouveau gouvernement américain. Son étendard, la volonté de tous ceux qui soutiennent les droits des femmes, de tous, des familles et l’égalité des droits, de ne pas rester silencieux malgré le déluge d’expressions misogynes, xénophobes et racistes qui ont marqué la campagne du nouveau président.

« Nous faisons front commun en solidarité avec nos compagnons et enfants pour la protection de nos droits, notre sécurité, notre santé et nos familles – nos différentes communautés font la force de notre pays. La rhétorique utilisée pendant la compagne a insulté, diabolisé, et menacé bon nombre d’entre nous – femmes, immigrés de tous statuts, croyants en diverses religions et en particulier les musulmans, les personnes s’identifiant comme LGBTQIA, ceux qui ont la peau noire ou brune, les handicapés, personnes pauvres ou ceux ayant été agressé sexuellement. […] La marche des femmes à Washington enverra un message à notre nouveau gouvernement au premier jour de leur mandat, et au monde, que les droits de la femme sont des droits humains. »

Une multitude de personnalités ont rejoint la protestation dans la Marche et/ ou sur les réseaux sociaux, à l’instar de Bernie Sanders (ancien candidat à la primaire démocrate) qui a tweeté : “Président Trump, vous avez fait une grosse erreur. En essayant de nous diviser par race, religion, genre et nationalité, vous nous avez en fait rassemblés”.
Parmi les personnalités se trouvaient également Michael Moore, Alicia Keys, Madonna, Scarlett Johansson, John Kerry, Hillary Clinton, Angela Davis, Shepard Fairey… Délivrant et partageant leurs messages d’unité comme autant de barrières face aux menaces proclamées contre les libertés de chacun.

« Nous continuerons à nous soulever jusqu’à ce que nos voix soient entendues, jusqu’à ce que la sécurité de la planète ne soit plus reportée, jusqu’à ce que nos bombes arrêtent de tomber sur d’autres terres, jusqu’à ce que notre dollar soit le même que le dollar des hommes !” – Alicia Keys.

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La Marche des Femmes dans le monde. Le mouvement se mondialise et trouve écho dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, d’Europe, Afrique et Océanie. Le message est clair, créer une union de masse pour défendre les droits des femmes, des familles, des minorités, des immigrants, des libertés religieuses, des groupes LGBT et aussi pour s’ériger contre les discriminations raciales (et toutes formes de discriminations), les harcèlements, les violences sexuelles, les mutilations génitales, les trafics de femmes et d’enfants, le sexisme.

En résumé, la Marche des Femmes du 21 Janvier 2017 fut marquante parce qu’elle a montré que l’attaque d’un groupe de la population humaine, représentait une réponse de tous, face à cette attaque.

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La Rivière et le Roseau : Conte d’un 1er Amour

hinahundt_invisiblescarTels les flots impétueux de la mer,
Ainsi commence la soif de vie
D’une source d’eau, qui de rivière en fleuve,
Un jour élèvera à son tour son lit
Au rang de mer.
Mille détours accompagnent ce cheminement
Et parmi eux, résonne le cœur de son roseau.
Il suffira d’un seul battement.
Aussi léger et vigoureux que celui des ailes
De la libellule qui danse au fil de l’eau ;
Pour que germe son roseau au bord de la rivière.
Entre la rivière et son roseau,
L’amour limpide, désintéressé et profond
Devient le courant qui les traverse.
Et tout autour, l’harmonie de leur symbiose
S’affiche comme l’évidence naturelle.
Or, bien avant son ascension vers la mer,
La source vivante de la rivière avait un rêve.
Plus profond et ancré que l’amour intime
Qu’elle porte à son écosystème ;
Elle rêvait d’un ailleurs perché parmi les étoiles,
Où à l’instar du berger, elle guiderait les égarés.
Ce rêve incroyable qu’elle cru longtemps impossible,
Chargeait en elle, les matières solides d’une érosion certaine.
Chaque bassin qui se versait en elle
Manquait invariablement le court du fleuve,
Par lequel elle se jetterait dans la mer ;
Pour finalement étoffer la passion de son rêve ultime.
Asséchant de frustrations et d’amertume
Les berges où fleurissait son roseau ;
C’est sans crier gare que la source douce de la rivière
S’acidifia, jusqu’à rompre son intimité
Avec l’organisme qui deviendra désormais
Le et non Son roseau.
« Il y a des cicatrices qui ne sont visibles qu’avec le cœur. »

« Cool » de Blakesmith, un EP qui prolonge l’été

L’été s’achève doucement et la rentrée pointe déjà le bout de son nez. Qu’à cela ne tienne, voici un EP « Cool » réalisé par Blakesmith, qui prolongera les ambiances lounges et suaves de votre été… La cerise électrique sur le gâteau, il m’a demandé d’illustrer sa cover. Évidemment ce fut un honneur et plaisir non dissimulé 🙂

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Blakesmith. Qui est-il ? Blakesmith est un artiste underground basé à Paris, qui officie en tant que beatmaker pour nous faire groover à souhait. De la palette hip hop / soul, aux sons chaleureux et pop, en passant par les ambiances lounge ou afterwork, il est difficile de rester indifférent face à la justesse des compositions de ce maître d’orchestre.

C’est d’ailleurs le challenge que Blakesmith a une fois de plus relevé avec brio, en sortant le 21 Juillet dernier, son nouvel EP « Cool ». Le thème est donné, clair et sans détour. Entre les nouvelles résolutions de la rentrée et la nostalgie du lâcher prise estival, on reste « cool » et on chill au calme en savourant la fin de l’été.
Son EP « Cool » comporte 15 titres et est disponible sur Bandcamp à prix libre à partir de 5€. Un petit prix idéal pour découvrir cet artiste dont le travail acharné repousse à chacun projet les limites de la qualité, pour le plus grand plaisir de nos plus si chastes oreilles ^^

Alors, plus une minute à perdre. Si vous ne le connaissiez pas encore, je vous invite vivement à le découvrir d’avantage et/ou soutenir son projet. Je suis prête à parier que vous ne serez pas déçue ! 😉

Et pour les plus curieux d’entre vous, vous pouvez également retrouver et partager son univers sur Soundcloud, Site InternetFacebook et Instagram.

Finalement la rentrée sur des rythmes aussi chaleureux s’annonce de bon augure. Laissez-vous tentez par la découverte et dites-moi ce que vous en pensez 🙂

What’s about The ‘Fro !

« My Page Was Blank So I Drew A ‘Fro ! » – Il ne fait plus aucun doute que ce blog a subit de grandes remises en question et négligences depuis le début de l’année (et plus encore). Il serait simple de vous dire que j’ai été beaucoup prise par le rythme effréné de mes obligations professionnelles, ma recherche d’appartement (qui a failli se transformer en mission impossible) et mon déménagement ces derniers 6 mois ; Mais l’autre facette de la vérité est moins glorieuse : je n’avais plus d’inspiration. My Page Was Blank So I Drew A 'Fro ! - HinaHundt

My Page Was Blank. Des interrogations, des doutes, des toiles d’araignée et finalement la paresse, ont commencé à embuer mon esprit et les raisons pour lesquelles j’avais créé ce blog au début. Je n’y voyais clairement plus d’intérêt à poursuivre l’aventure et encore moins ce que je pouvais apporter à la blogosphère. Pour autant, l’idée de fermer ce blog m’était difficile, sinon impossible. Contrairement aux précédentes années, je me contraignais maintenant à rechercher une seule ligne conductrice (que je ne pensais pas posséder), tel le Graal de mon retour proactif, tout en abandonnant aussi rapidement chaque tentative d’échange. Ce blog qui jadis fût mon salon de thé, mon boudoir, ma soupape et mon espace de libre-échange, était devenu le boulet qui reflétait une défaite sur moi-même.

So I Drew A ‘Fro ! Mais la petite histoire ne s’arrête pas là. Aussi frustrant que ça a pu l’être au début, j’ai commencé à accepter ce que je considérais comme une défaite et voir l’autre facette de cet état d’esprit. J’ai levé le pied sur ma course au fil conducteur, me suis retirée et mise à nue sur ce qui me freinait réellement dans ma vie. Alors, j’ai commencé à dessiner sans but ou événement précis. Seulement y prendre plaisir et retrouver cette évidence simple qui m’anime chaque fois que je regagne ma bulle avec un crayon et mon carnet de croquis. Puis, j’ai pris conscience de certains « dysfonctionnements » et limitations dans ma vie. Du coup j’ai déménagé (entre autres ^^) pour me rapprocher de ceux et ce qui sont aujourd’hui les plus importants dans ma vie. Cette décision m’a permis de retrouver un équilibre entre boulot, relations authentiques, voyages, découvertes…, qui me correspond d’avantage. Autant d’étapes mises bout à bout qui n’auraient peut-être pas été possibles sans le malaise ressenti par mon manque d’inspiration. My page was blank, so I drew a ‘Fro !*

À la manière remixée de l’aviateur de St Exupéry et du Petit Prince « Dessines-moi un mouton« , je me suis dessinée un afro en guise de caisse, qui contiendrait ce que je cherche inlassablement. Ma foi, je suis très reconnaissante des diverses expériences et de l’émancipation que j’ai déjà pu y trouver. Et de ce voyage qui suit son cour, j’ai compris que l’essentiel est d’enlacer l’inconfort et de poursuivre sa quête personnelle du bonheur et du bien-être. 🙂

Et vous, comment avez-vous surmontez vos passages à vide, que ce soit dans la blogosphère ou votre vie quotidienne ?
N’hésitez pas à commenter et partager vos ressentis, je serai ravie de vous lire et vous répondre.

My page was blank, so I drew a ‘Fro !* – Ma page était blanche, alors j’ai dessiné un Afro !

Guadeloupe en 10 Jours

Retrouvailles en terre inconnue. C’est d’abord sur une plaisante invitation et une envie folle de fêter mon anniversaire au soleil, que je sautais dans un long courrier Air France pour traverser l’Atlantique, direction la GUADELOUPE <3
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Lundi 8 Février. Alors que l’orage sévissait à grands flots sur le tarmac d’Orly, je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir l’immensité de l’inconnue qui m’attendait.
10 jours c’est peu ! Il s’agissait donc d’accueillir les multiples découvertes et rencontres comme autant de bénédictions, se laisser porter par chaque expérience, sortir de sa zone de confort et se dépasser, oublier les clichés et réalités parfois anxiogènes (violence, Zika etc…) en métropole et prendre les bras ouverts, l’éducation sur la culture créole.
Résultat, chaque jour se présenta avec son lot d’intensité.

Mardi 9 Février. 1er programme des festivités au lendemain de mon arrivée : Réveil à 5h45 pour une randonnée « Canal Le Pelletier » concoctée par Feeling Guadeloupe dans les hauteurs de Saint-Claude et plus précisément, le Parc National de Guadeloupe. Décalage horaire, appréhension de conduire pour la 1ère fois sur les routes de Guadeloupe (dois-je rappeler que je suis une vraie citadine qui privilégie les transports en commun dans la capitale ?) et excitation maximale aidant, c’est tout naturellement que les yeux me piquaient un peu moins que Vanessa, ma partner in crime.

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Parées pour l’aventure, les chemins du Canal Le Pelletier n’attendaient plus que nous pour 3h de randonnée guidée par Feeling Guadeloupe. Un véritable espace de désintoxication pour mes poumons parisiens. En effet, chaque bouffée d’air était une cure de jouvence à l’air libre et je pèse mes mots ! Puis, comme après l’effort, vient le réconfort, c’est en poursuivant les traces du volcan La Soufrière, qu’une baignade s’est imposée aux Bains Jaunes (source naturelle thermale à 26° et 950m d’altitude ^^).LaCeriseElectrique_Canal_Pelletier-1_WebLaCeriseElectrique_Canal_Pelletier-6LaCeriseElectrique_Canal_Pelletier-8

2è programme du Mardi 9 Février : « Un mardi gras en Guadeloupe, c’est le jour de carnavaleeuuh ». Direction Basse-Terre pour assister au magistral défilé du carnaval. Entre bokits, sorbet coco et plumes multicolorés, je me dis que j’ai vraiment bien fait de naître en Février.
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Carnaval-2016

Ces images de Carnaval ne sont pas les miennes et proviennent de diverses sources sur Internet.

Mercredi 10 Février. Jour de mon anniversaire et sortie en mer organisée par Feeling Guadeloupe sur le catamaran Talamanca, au large de Deshaies. Audrey (Feeling Guadeloupe) a même préparé pour l’occasion, un DÉLICIEUX gâteau à l’ananas pour lequel la recette reste gentiment secrète (oui, c’était un message personnel subliminal 😉 ). Mais revenons à nos matelots du jour. Cette journée fût l’une des plus belles et couronnée au soir, par un repas à la Marina avec Maher (fondateur de Cool & Bad, le meilleur planteur de l’île) et Bénoni, un chef cuisinier d’une grande gentillesse. Il me coûte de dire que cette journée fût sinon la meilleure de ce séjour, car l’ensemble de l’odyssée guadeloupéenne était incroyable à plusieurs points de vue… Enfin sauf un seul jour.

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Halte gastronomique au restaurant « La Croisière » au Port de Deshaies. Ambiance comme à la maison, avec en prime un petit cours sur la dégustation du homard par le chef cuisto. Je kiffe ! 🙂LaCeriseElectrique_Catamaran-Yummy_Web

Jeudi 11 Février. Ce que je voulais faire ce jour-là : me balader à la plage du Gosier. Ce que j’ai réellement fait : squatter la couette et tous les pulls que j’ai ramené en cas de neige soudaine en Guadeloupe (on est jamais trop prévisible avec ce dérèglement climatique ^^). Ce Jeudi fût donc la seule journée nulle de mon expédition en Guadeloupe. Cependant, ça m’a tout de même forcée à réellement lever la pédale, dormir (un concept longtemps oublié depuis la métropole) et découvrir les pouvoirs magiques du Virapic (MERCI Sophy-Anne) ! Ce sirop contenant les vertus de l’herbe à « pik » m’a remise sur pieds dès le lendemain !LaCeriseElectrique_Malade_Guadeloupe_Web

Vendredi 12 Février. Nous avions rendez-vous avec l’histoire au Mémorial ACTe de Pointe-à-Pître. Il était inconcevable de venir en Guadeloupe, sans s’y rendre. Inauguré le 10 mai 2015 à l’occasion de la commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage, ce musée retrace l’histoire de la traite négrière transatlantique, avec un penchant sur son déroulement aux Antilles (ses héros, les origines africaines de la culture créole etc…). Il y est également abordé les origines de la première forme d’esclavage (1500 av. JC) jusqu’à sa forme moderne dans notre millénaire. Les institutions marquantes et les enjeux économiques qui ont scellé l’ampleur de la traite négrière transatlantique, conduisant pendant des siècles l’humanité toute entière à sa plus grande tragédie.
Un sujet malheureusement vaste et qui à chaque pas, affirme notre devoir de mémoire. D’ailleurs, pour mieux capter l’attention des visiteurs et éduquer de manière pertinente, le musée a su mêler art et histoire avec finesse et justesse, sur la base de diverses installations : court-métrages, vidéo, musiques, maquettes de navires, bijoux et ustensiles de trocs, jeux de lumières, photos, costumes, chapelle, projections, animations BD, salle d’étude, sculptures, mausolée, fresques… Autant d’équipements qui le rende interactif et nourrissent par la même occasion notre curiosité et éducation. Et pour ne rien vous cacher, j’ai découvert avec beaucoup de fierté que le Togo et le Bénin (pays dont je suis originaire) avait leur part importante dans la culture créole.
Sur le site internet du musée, un minimum de 2h est recommandé pour le visiter. Nous au bout de 3h, n’en étions qu’à la moitié avant qu’on vienne nous mettre dehors pour cause de fermeture. Une autre bonne raison de retourner en Guadeloupe et accessoirement revoir mes pays d’origine 🙂
Bref, si vous allez ou êtes en Guadeloupe, je vous recommande définitivement ce musée.

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Cette image provient du site internet officiel du Mémorial ACTe.

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Cette image provient du site internet officiel du Mémorial ACTe.

Samedi 13 Février. Journée retrouvailles au Gosier, entre plage et sorbet coco, avec l’ami talentueux qui se nomme Rony Lacréole, aka IWO !
Petite info au passage, Vanessa, son ami et moi, sommes revenues lundi soir sur cette plage de la Datcha et avons pu apprécier qu’elle soit éclairée le soir. Idéal pour les amoureux des bains de minuit… Pour ma part, je continue d’apprécier les contes et bla-bla au sec sur plage 😉LaCeriseElectrique_Selfie_Guadeloupe_Web

Dimanche 14 Février. Pour célébrer la Saint-Valentin comme les 2 amoureuses de l’amitié que nous sommes (nous nous connaissons depuis le collège mazette !), nous avons à nouveau fait appel à Feeling Guadeloupe qui nous a conseillé une journée freestyle à Terre-de-Haut.
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Pour ne rien vous cacher, au début j’étais un peu sceptique. Météo boudeuse et ambiance freestyle sans grand frisson à l’horizon, me semblait un peu trop « pépère » au 1er abord. Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme plus que débordant de ma partner in crime. Ah, on est jamais la même après 8h de sommeil hahaha !
L’intérêt commençait à monter au moment même où nous avons embarqué dans la navette pour 25minutes de traversée… Ou étaient-ce les vagues de l’océan et mon sandwich aux portes de l’estomac ?LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-13
Quoiqu’il en soit, arrivées à Terre-de-Haut, à peine le temps de s’émerveiller du paysage, des chapeaux et autres tissus fleuris, qu’on se faisait déjà évincer pour toutes les visites guidées de l’île. Il en faut plus pour nous décourager. Sourire aux lèvres, iPad prêt à dégainer une multitudes de clichés et petons parés pour une marche à durée indéterminée, on entama l’ascension de la Route du Bois Joli. LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-1_Web
LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-Chevres_WebLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-10LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-Hibiscus-VanessaLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-houseLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-FlowersLa Cerise Électrique Terre-de-Haut Ilet à Cabris
C’est au détour d’une averse typiquement Saintoise, que nous avons fait LA rencontre imprévue de la journée. Rémy aka Rémydou nous a accueilli avec des accras d’igname et de légumes, un rhum au fruit de cajou et le tout fait maison svp. On pensait seulement s’arrêter le temps de la dégustation. Mais ce n’est finalement que 3h plus tard que nous reprenions notre route. Entre temps, nous avons agréablement parlé du séjour guadeloupéen, de nos origines multiples, de l’histoire de l’île… et d’amour. Je ne vous apprendrais rien en vous rappelant la mauvaise réputation des hommes antillais avec le concept de fidélité (et de beaucoup d’hommes toute origine confondue). Avec Rémy, les cartes semblaient redistribuées et ce fût un véritable plaisir de l’écouter raconter avec beaucoup d’affection son histoire d’amour personnelle, sa vision du couple et ses valeurs familiales.LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-RemydouLa Cerise Électrique Terre-de-Haut GuadeloupeLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-hauteurLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-CoeurLa Cerise Électrique Tourment d'amour à Terre-de-HautEn somme, de bien jolies rencontres authentiques ont parsemé notre chemin, en faisant de cette journée à Terre-de-Haut, un réel coup de cœur.LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-HappyLa Cerise Électrique à Terre-de-Haut Guadeloupe

Lundi 15 Février. On enfile short/legging et sneakers, direction Anse-Bertrand pour 1h de randonnée en quad avec Caribbean’s Quad. Jérôme notre guide, est un « métro » qui a abandonné son costume-cravate de commercial à Annecy, pour créer sa société en Guadeloupe. En longeant le bord du littoral et passant à travers les champs et plantation de canne à sucre, je comprends pourquoi un tel changement de vie s’est imposé comme une évidence. LaCeriseElectrique_AnseBertrand-1 La Cerise Électrique et Carribean's Quad LaCeriseElectrique_AnseBertrand-3

Mardi 16 Février. Dernière journée de mon odyssée Guadeloupéenne. Je n’ai pas du tout envie de repartir ! Comme je suis en plein déni et ne reprends l’avion qu’en soirée, nous tardons pour profiter de tout ce que la Guadeloupe nous réserve encore. Sainte-Anne, Pointe des Châteaux, Parc des Mamelles, Jardin Botanique de Deshaies etc… notre dernier choix se portera finalement sur une journée de flânerie dans le marché aux épices de Pointe-à-Pître.
Une fois de plus, ce n’est pas seulement les épices aux odeurs raffinées qui nous ont séduit, mais les Guadeloupéens. Au marché de la Darse, nous avons d’abord été captivées par la douceur de maman Maurisseau (et sa recette de poulet au Colombo ^^), avant d’être complètement séduites par la chaleur de l’incroyable doudou Roro du marché aux épices.LaCeriseElectrique_Pointe-a-Pitre-2LaCeriseElectrique_Pointe-a-Pitre-StreetArtLa Cerise Électrique en Guadeloupe

10 jours en Guadeloupe, ça passe fichtrement vite pardi ! Je pressentais un agréable séjour, mais j’étais loin de me douter de la puissance des rencontres et expériences vécues. J’y retournerai volontiers demain si l’occasion m’était donnée. Je suis très reconnaissante d’avoir passé des moments aussi magiques avec Vanessa, ma partner/doudou in crime, couronnés de fous rire qui continuent de m’amuser chaque fois que j’y repense. Il reste tant de choses à voir et à faire. Il me tarde de fouler à nouveau le sol Guadeloupéen, mais également de découvrir et partager avec vous d’autres horizons.

Mon récit touche à sa fin. Vous pouvez découvrir d’autres photos de voyage sur mon compte Instagram @laceriselectrique avec le tag #hinahundttravel et me suivre également sur Facebook@laceriseelectrique ou Twitter @CerisElectrique.
J’espère que vous aurez trouvé ici de quoi alimenter vos préparations de voyage pour la Guadeloupe, ou simplement partager un bout de ce voyage avec moi. Merci de m’avoir lu !! 🙂

Ce que je ne vous ai pas dit / Le petit bétisier Guadeloupéen :
-> Impossible de dormir pendant les 4 dernières heures de trajet dans l’avion, car mes voisins (des seniors) avaient des flatulences à répétition.
-> Les indications de route : « prenez la route qui fait toboggan et ensuite tournez à droite » et aussi « à la station essence après Capesterre, prendre la route qui descend et passer 6 dos d’ânes »… Mdrr <3
-> Des panneaux « TOUTES DIRECTIONS » qui mènent à des cul de sac et des rond-points plus qu’il en faut (il y aurait-il plus de rond-points que d’habitants en Guadeloupe ?)
-> Converser pendant une baignade à Anse Mire, avec 3 seniors « métros » qui avouaient uriner au moment même où l’on discutait… C’était certainement le karma des seniors de l’avion, qui se vengeait. hahahaha !
-> Le dimanche de la Saint-Valentin, Vanessa et moi avons naturellement mangé en tête-à-tête dans un restaurant asiatique, à notre retour de Terre-de-Haut. Évidemment, la serveuse pensait que nous étions en couple… Et comme si cela ne suffisait pas à agacer Vanessa, il fallait encore que je l’appelle « doudou » (chéri(e)), au plus grand bonheur de mon fou rire 🙂
-> Un collègue de Vanessa qui m’accompagnait à l’aéroport le jour du départ, a été pris pour mon père alors qu’il n’a que 9 ans de plus que moi. Dur ! hahahaha !
-> Crier à la mort (ou pas loin) un soir en rentrant parce que… 2 grenouilles se dirigeaient vers moi.

Bref, Guadeloupe je t’aime !

Challenge :: 365 Illustrations (1er Bilan)

Voilà une semaine, que je me suis lancée ce challenge de 365 illustrations et ma foi, l’idée continue de me séduire.

HinaHundt_DrawingAday-1erBilanIl faut savoir, que je suis du genre impulsive, prête à tenter l’aventure des milles et une idées par jour… Alors vous imaginez, cultiver la même idée pendant 7 jours ne relève peut-être pas encore de l’exploit (oui faut pas pousser non plus lol), mais j’accepte volontiers ma petite tape dans le dos qui me dit « keep doing your thing girl ! ». Traduction : Vas-y poulette, tu tiens le bon bout ! ^^

Alors pour ceux qui ne me suivent pas encore sur Instagram @laceriselectrique, Facebook @La Cerise Électrique, ou Twitter @CerisElectrique (quelle tragédie !!), voici un petit récap’ des dessins que vous avez loupé depuis le lancement de ce challenge (et pour les tous premiers dessins, vous pouvez les retrouver ici) :

Day 3 :: Saufeeya (@feeeeya), portrait of an #hijabista // portrait d’une #hijabistaD3-HinaHundt_DrawingAday-Saufeeya

Day 4 :: Smiling Therapy // Thérapie par le sourireD4-HinaHundt_DrawingAday-SmilingTherapy

Day 5 :: Child cancer awareness (the real superheroes) // Cancer de l’enfant (les véritables super héros)D5-HinaHundt_DrawingAday-ChildCancerAwareness

Day 6 :: Happiness and Pain // Bonheur et DouleurD6-HinaHundt_HappinessAndPain

Day 7 :: Trust matters // Une histoire de ConfianceD7-HinaHundt_TrustMatters

Et c’est tout pour le moment, RDV la semaine prochaine pour le prochain récap.
Mais si la curiosité vous titille la souris, retrouvez-moi sur Instagram @laceriselectrique, Facebook @La Cerise Électrique, ou Twitter @CerisElectrique pour découvrir le dessin du jour et suivre l’aventure illustrée. 😉

Mon RDV Fashion : 3 Looks Flower Power (J.3)

Look 3, Jour 3 :: On pousse la saturation des couleurs au maximum et on s’aventure dans l’un des quartiers du street art parisien, avec une combi aux allures de gros bouquet garni. Bref accrochez-vous mes petites cerises, voici tout un programme coloré qui ferait pâlir d’envie un arc-en-ciel. ^^ LaCeriseElectrique_Bouquet-StreetArt_Intro2 LaCeriseElectrique_Bouquet-StreetArt_Intro3LaCeriseElectrique_Bouquet-StreetArt_1

Flower Power : 1 été fleuri en 3 looks. 3è et dernier look de ce RDV Fashion, j’ai opté pour une combi short style « bouquet garni », complétée par une paire de basket idéale pour partir à l’assaut de quelques chefs d’œuvres street art dans Paname City. Côté accessoires, le sac à dos devient un must pour libérer les mains et permettre plus de folie ; pendant que les locs sont soigneusement rangées dans cet attaché de foulard.

Retrouvez tous mes RDV Fashion ici ou sur ma page Facebook. Vous pouvez également utiliser le #MonRDV_Fashion pour partager les vôtres avec moi sur Instagram ou Twitter.

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 – La Shopping Liste :
Soldes: Asos // Combi short (soldée) : NewLook // Foulard (soldé), Collier et B.O : H&M // Chaussures (soldées) : Supra
Budget total de mon look : 143€

Alors mes petites cerises, qu’en pensez-vous des looks Flower Power de ce RDV Fashion ? Avez-vous tentez un look fleuri pour la saison ? N’hésitez pas à partager votre look avec moi sur les réseaux sociaux, avec le #MonRDV_Fashion 🙂

Mon RDV Fashion : 3 Looks Flower Power (J.2)

Look 2, Jour 2 :: On s’improvise une Garden Party sauvage au Bois de Vincennes. LaCeriseElectrique-GardenParty_Intro LaCeriseElectrique-GardenParty_Intro1
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Flower Power : 1 été fleuri en 3 looks. Aujourd’hui dans le 2è look du RDV Fashion, on fait le plein de chlorophylle au Bois de Vincennes et on tranche dans le vif du décor avec la maxi robe, le maxi collier, les maxis shoes compensées… Il paraît que la nature à horreur du vide, alors occupons-la. ^^

Retrouvez tous mes RDV Fashion ici ou sur ma page Facebook. Vous pouvez également utiliser le #MonRDV_Fashion pour partager les vôtres avec moi sur Instagram ou Twitter.

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 – La Shopping Liste :
Robe : Asos // Sac bandoulière : Friperie // Chaussures NewLook // Collier et B.O : H&M
Budget total de mon look : 80€

Alors mes petites cerises, qu’en pensez-vous de ce 2è look dans l’esprit Garden Party ? 🙂