Pourquoi certains couples s’aiment toute la vie ?

– « Parce qu’ils s’aiment. » Intro, développement, conclusion, point final rendez vos copies. Voilà ce que m’a répondu Gabrielle sur les couples.
« Parce qu’ils ont rencontré le grand Amour et qu’à ce titre, tous les compromis sont possibles pour une vie ensemble ». Dixit Louis, dont les parents s’aiment depuis 30 ans.
« Parce qu’il arrive un moment où l’amour que l’on porte à sa partenaire devient presque fraternelle. » Eli, en couple depuis 17 ans.
« Parce qu’on est une équipe et que les épreuves au lieu de nous affaiblir, nous transcendent. » Hélène, en couple depuis 6 ans.

« disonsdemain.fr, le site de rencontres des jeunes de plus de 50ans. »
C’est ainsi qu’a commencé mon exploration autour du monde des couples qui restent ensemble, parfois jusqu’à mettre minable la grande faucheuse. C’est aussi de cette manière qu’a commencé ma propre introspection : en regardant cette pub !
À l’ère des rencontres plurielles qui se font et se défont au fil d’une navigation digitale, est-il encore possible de s’aimer toute la vie ? Il y a-t-il une formule de longévité pour ces couples marathoniens de l’amour ?

Illustration by Hina Hundt. Couples hands bonding over love

Il fut une époque en France où les mariages arrangés étaient légion et les affaires étaient claires. Dans la bourgeoisie française par exemple, on mariait deux familles par stratégie financière, plutôt que pour les beaux yeux de Cupidon. Les sentiments, s’ils étaient bienvenus, n’étaient alors qu’une question de loterie sans grande importance.
Quand le 20e siècle pointe son nez, c’est l’heure des grands bouleversements sociaux. Les sentiments s’invitent aux cérémonies de mariage, la sexualité se libère, les femmes s’émancipent… Et Barry White devient la love machine.

Le 21e siècle est celui de tous les possibles amoureux. On peut d’un simple clic et accessoirement d’une jolie photo, rencontrer littéralement tout le monde, partout, sans quitter son confort. D’ailleurs si on ne se fie qu’à l’émergence des sites de rencontres, au recul du nombre de mariages et à la croissance des divorces, il apparaît qu’on s’aime seulement le temps d’un chat. Multiplierait-on les expériences de rencontres et des 1ères fois par peur de se perdre dans la routine annoncée d’une longue relation ? Ou est-ce que l’évocation des compromis pèserait trop lourd dans la balance des réalisations personnelles ?
Ces questions, je me les suis posée après avoir lu l’article de l’Express « Peut-on s’aimer toute la vie? ».


Mon histoire.
Si aujourd’hui je suis célibataire, il ne m’a fallu qu’un instant pour dépoussiérer le grenier de mes relations amoureuses et retrouver deux pépites qui a 20 ans, m’ont initié à l’Amour, le vrai. Oui, celui-là même avec un « A » majuscule si capital que je n’avais pas encore la maturité nécessaire pour l’assumer… 2 fois de suite.
Deux relations inoubliables et singulières. Deux jeunes hommes si charmants, qu’il m’arrive encore de me demander si j’avais une fois mérité leur amour. Et pourtant, si je pouvais refaire mon histoire avec la même inconscience, les quitterais-je de nouveau ? Oui !
Mes ami-e-s intimes pourront aisément témoigner ô combien cette question m’a hantée des années durant.
Ils étaient prêts. Ils en avaient fini avec leurs études et commençaient à poser les fondements de leurs carrières professionnelles. Ils étaient prêts à parier sur un avenir avec moi et investir jusqu’à leur ADN. Ce n’était pas des situations de couples inédites pour moi, puisque les exemples dans mon entourage ne manquaient pas de m’inspirer. À cette époque, beaucoup de mes ami-e-s s’engageaient dans ce qui ressemblait déjà à des relations de couples sérieuses.
Mais à 20ans et un BTS en poche, je refaisais ma vie et commençais tout juste à étudier ce qui m’animait le plus. Je repartais de zéro en ayant exigé de mes parents et de moi-même d’énormes sacrifices. À 20 ans, j’avais d’autres ambitions qu’une vie de couple rangée dans laquelle je ne trouvais pas comme eux et avec eux, l’option de m’accomplir personnellement. Alors je suis partie. Littéralement, je suis allée jusqu’au Canada.

8 ans après ces couples que j’ai formé, je n’ai plus jamais ressenti avec quiconque, la réciprocité et complicité des pionniers qui ont fait battre mon cœur.
Car même si j’ai parlé, je n’ai pas su communiquer et faire cohabiter l’intérêt du couple avec les miens. Étais-je une avant-gardiste, une instigatrice ou une victime de ce que certains rangent sous la bannière de l’égo-roi ? Celui-là même qui mets ses revendications sur un piédestal tout en fantasmant avec romance à l’amour parfait.
Héroïne et victime de ma folie des grandeurs, je voulais tout avec un minimum de compromis. Inhiber l’engagement et la potentielle souffrance d’un nouvel échec à l’attachement et la complicité. Je me rends compte aujourd’hui que cela fut une composante impossible et pourtant quasi non-négociable.

Le confort, ce fruit défendu ?
Se rencontrer quand et comme on veut. Aimer quand et comme on veut. Partir en voyage quand et comme on veut. Faire la vaisselle quand et comme on veut… Aucun compte à rendre, tout à prendre à volonté, sans restrictions. Le confort tel un festin d’illusions dont certains célibataires… se gaveraient avec appétit jusqu’à satiété, sans réussir à se rassasier.
Oser se rassasier, oser goûter à des saveurs de haute gastronomie qui resteraient plus longtemps en bouche ; Tu n’y pensent pas… Si, un peu quand même.
Oser résister aux tentations de l’égo, de la luxure et du confort, embarquer comme certains couples sur un radeau de fortune et voguer au-delà de la passion des 1ers émois et des 1ères vagues de tensions ; Cette barrière de corail qui en a désespéré plus d’un ; Tu n’y pensent pas… Si, de plus en plus.

Ils osent.
Pour cet article, mon amie Mélanie a bien voulu partager son histoire de couple. C’est la soeur d’une autre amie qui m’est chère. Je ne sais plus exactement depuis combien de temps nous nous connaissons. J’ai souvent l’impression que notre amitié a toujours été une révélation. Les conversations que nous avons, ses mots et ressentis résonnent toujours avec beaucoup de justesse en moi. Son couple, je le connais de près comme à distance. J’ai été témoin de ces moments si hauts, si forts que leur amour ne tutoyait plus les étoiles, il était lui-même une étoile. Mais je peux aussi témoigner de ces autres moments si abyssaux où mon propre cœur se déchirait et mon esprit s’abandonnait dans l’impossibilité d’un retour. Pourtant eux se relevaient et choisissaient de réapprendre incessamment à former leur étoile. Pourquoi ? Voici leur histoire.

« Ma plus belle histoire d’amour…
Elle est celle qui m’apporte mes plus grandes joies, mes plus grands bonheurs mais aussi celle qui m’a fait verser le plus de larmes, celle qui m’a fait le plus douter, le plus craindre.
Cette histoire a mis un coup de pied à mes croyances, une balayette au prince charmant, un croche-pied à mes principes.
Parce que l’amour n’est pas tout rose et qu’il faut sans cesse le réinventer.
Parce qu’à tant redouter ce qui nous ferait souffrir, on nourrit et fait vivre nos angoisses, nos peurs. La peur n’évite pas le danger.
Notre pire ennemi est le quotidien. La routine. Pensez que nous sommes acquis.
Encore à ce jour on est attentif à l’image que l’autre aura de nous. Je me repoudre avant de le retrouver le soir. Même après 11 ans.
Mon Loïc, mon Lou, mon Chéridou.

C’était il y a 11 ans. C’était il y a 2 enfants.
J’aime tant voir nos enfants qui te ressemblent et portent le nom de celui que j’aime.
C’était en Guadeloupe, là où je vivais.
Nous nous sommes rencontrés un soir où ni l’un ni l’autre ne voulions sortir. En boite. Presque trop classique !
Mais nos vies avaient rendez-vous.
Pas un coup de foudre. Mais un sacré coup de coeur.
Il est de ceux, rares, qui m’ont fait dire « whouaw » quand je l’ai aperçu.
Je l’ai trouvé tellement à mon goût. Comme si d’un coup le mec de mes rêves, celui que j’aurai pu dessiner, venait de prendre vie sous mes yeux.
Presque trop beau pour moi. Je ne me suis pas autorisée à espérer quoique ce soit.
Par chance je semblais être a son goût.
Il s’est approché et m’ a tendu la main pour m’inviter à danser.
Finalement sans en être encore conscient il venait de me demander de partager sa vie.

Rapidement, très rapidement nous avons été l’évidence de l’autre.
La réaction de nos corps ne trahissait pas.
Les gens ont dans notre vie la place qu’on leur laisse prendre. On a fait du vide pour laisser l’autre s’installer. Nous sentions qu’il y aurait un avant et un après.
Nous ne savions pas où nous allions. Il vivait à 8000 km. Il restait 2 semaines avant son départ.
Avant de décider finalement qu’il reviendrait, après avoir rangé sa vie a Paris.
Il est le seul que j’ai eu envie de suivre.

Le seul que j’ai laissé me suivre, le seul pour qui j’ai eu envie de faire de la place dans mon armoire, le seul que j’ai laissé installer ses bibelots hideux. Le seul dont j’ai (presque) aimé sa décoration douteuse (Lou, éloignes-toi doucement de ce cendrier rasta 😉 )
Le seul qui m’a donné envie d’être mère.
Le seul pour lequel je pourrai changer de nom.
Il n’y a pas besoin de convaincre l’autre avec des mots quand les attentions, réactions, comportements prouvent la réciprocité de l’amour reçu/donné.
Il me fait me sentir unique et précieuse. Il est mon unique et précieux.
Mon meilleur endroit du monde : le creux de son épaule, ses bras. Le temps s’y arrête.
Et pourtant. Tout est loin d’être parfait.
J’ai l’impression de comprendre au fil des années, avec l’expérience et la maturité comment faire durer l’amour.
Déjà être heureux seul. Ne pas laisser notre bonheur dépendre de l’autre.
Avoir chacun des passions, des activités et respecter le temps pour soi dont l’autre a besoin.
Apprendre à pardonner, à l’autre, à soi, à se réparer.
À comprendre ce que signifie pour le meilleur et pour le pire.
Chaque couple se crée comme un règlement tacite des obligations et des interdits, le tout est ponctué d’un idéal bercé par nos modèles et les contes de fées.
Alors quand parfois les tensions durent ou que nous nous sommes fait mal. Inimaginablement mal. La douleur peut-être proportionnelle à l’amour ressenti. C’est dire. Alors que faire…
Je me demande, pour ma part, ce qui serait le plus difficile pour moi. Vivre sans lui et mettre un point final à l’histoire ou apprendre à cicatriser avec lui et continuer à avancer ensemble en évitant de se retourner.
Jusqu’à présent, pour chaque situation, aussi douloureuse soit elle vécue avec lui, la deuxième option a toujours été celle que j’ai retenue. Qu’il a retenu.
On cherche ensuite, ensemble, les moyens pour se guérir durablement. On se bat. Ensemble.
Bien sûr il m’est arrivé de me demander : si j’avais su que certaines douleurs seraient si violentes, aurai-je pris sa main pour danser ce fameux soir ?
Oui. Mille fois oui. Je ne changerai rien. Aujourd’hui je suis moins naïve et notre histoire a fait de moi celle que je suis aujourd’hui et je m’aime enfin.
Nous ne mentons pas à nos enfants, nous ne les berçons pas d’illusions sur l’amour.

L’amour c’est beau. L’amour ça peut faire mal. L’amour ça se travaille.

Nous avons régulièrement besoin de nous retrouver seuls. Sans être des parents. Cela est comme un plongeon dans notre histoire. Un retour vers les débuts, cela nous permet de ne pas oublier ce que l’on a traversé. Se remémorer ce que nous voulons. Se remercier. On se replonge dans notre rencontre. On se retrouve et on recharge les batteries pour continuer les tâches quotidiennes qui nous animent moins.
Nous ne connaissons pas la fin de notre histoire, pas de certitude sur l’issue. Notre seule conviction est celle de nous aimer et de vouloir être ensemble.
Malheureusement il n y a pas de recette miracle ni de solution toute prête.
Trouver son « whaouw », être raccord sur l’intimité qui a une place primordiale dans la vie d’un couple et vivre chaque jour comme si c’était le dernier.
Cela me semble être déjà un bon début.
Pour le reste, la vie a plus d’imagination que nous. ❤ » Mélanie et Loïc, ces couples qui durent

Le secret.
Comme je ne l’ai pas encore vécu, je vous livre ce que j’ai appris.
« Vouloir rendre votre partenaire heureux et le soutenir en retour. » Amie Gordon, psychologue et sociologue.

« Se créer une bulle de bien-être faite de petits bonheurs quotidiens, ponctuée de parenthèses. Inestimable en période de crise. » … « Les couples qui durent sont ceux qui s’apprêtent sans regret à voir le sentiment d’amour devenir un vrai sentiment d’attachement. Ils ont conscience d’être responsables du duo qu’ils forment, ils savent les crises inévitables, ils veulent les surmonter et font tout pour. L’essor des thérapies de couple montre d’ailleurs qu’ils sont de plus en plus nombreux à adopter cette démarche. »- Martine Teillac, psychothérapeute.

Françoise et Jacques, en couple depuis 30 ans.
Françoise : « Je crois que la clé d’une relation réussie est la communication et la confiance. Toutefois, la confiance, ça se gagne, et l’autre doit le prouver en respectant ses engagements. Il faut aussi être compatible autant dans la vie intime que dans la vie quotidienne ; Il va de soit qu’il faut s’entendre sur les principes fondamentaux de la vie à deux : les finances, la maison, les enfants, etc. Cela va aussi dans la manière de régler les conflits : il faut savoir faire des compromis, car on ne peut pas toujours gagner la bataille. Il faut aussi faire attention de ne pas se « laisser-aller » : un couple, ça demande de l’effort et de l’investissement à parts égales de chacune des deux parties. Maintenant que nous avons des petits-enfants, nous nous sommes rapprochés plus que jamais. » …
Jacques : « C’est ma meilleure amie. Quand le sexe et les relations intimes deviennent moins fréquents, cela devient très important que les moments intimes deviennent plus charnels que purement sexuels. Évidemment, il faut de la volonté pour que ça marche, et il ne faut jamais tenir l’autre pour acquis. On ne peut pas toujours deviner ce que l’autre désire, c’est pourquoi il est important de bien communiquer nos envies afin de ne pas être déçus, car nous nous sommes bâtis des attentes envers l’autre que ce dernier risque de ne pas avoir compris. Une dernière chose : dire que l’on s’aime ! »

Et vous, qu’est-ce qui vous fait durer en amour ?
En attendant vos formules de longévité dans les commentaires, voici quelques liens intéressants :
Les secrets de longévité des couple
Peut-on s’aimer toute la vie ?
12 couple révèlent le secret de leur longévité
The 5 Love Languages – by Gary Chapman

Et si j’apprenais à séduire en 5 étapes…

-« On ne se serait pas déjà vu quelque part ? » – Le Classique
– « Hey beauté, fais attention où tu mets les pieds. Parce que tu risques de marcher sur mon cœur ! –  » Le Poète
-« Slt, ça va ? 😉  » – Le 2.0

Parfois flatteur et engageant, d’autres fois désuet et lourd, séduire est un art qui se pratique au masculin comme au féminin et nous laisse rarement indifférent-e-s.

Hina Hundt illustration Sex-Appeal

La drague de rue. Je ne sais pas vous, mais en y pensant, j’ai le poil qui se hérisse. Pourquoi ? À cause d’une impression chaque fois confirmée que les maîtres d’antan ont disparu ou enfermé à jamais ce qui faisait de leur prose, l’essence même de cet art.
Aujourd’hui, la drague de rue a mauvaise presse, parce qu’elle s’apparente souvent à une compétition Olympique, où les disciplines d’impolitesse et d’insultes sont légion. Oubliez la parade de paon remplumé. Le verbe est d’abord guillotiné par les bourreaux de la grammaire et des bonnes manières, avant d’être projeté dans un jet de javelot désespéré, vers le podium du harcèlement de rue.
…Roooh, je force un peu le trait. À peine !

La drague arachnoïde. On change de terrain de jeu et on passe sur la toile. L’espace de rencontre paraît plus « safe », plus distant, on voit venir le phénomène (même si on ne néglige pas le pervers qui fait davantage travailler ses méninges). Entre 2 swipes* de profil Tinder, 10 likes sur Instagram et 1 nuit d’enquête passée sur Google à rechercher le moindre détail de la vie de son nouveau match ; C’est autour d’un verre qu’on se rencontre enfin.
Le graal : Figer l’instant #yolo de ce doux 1er baiser, dans ses stories snaptchat ; Avant de se ghoster quand le message s’auto-détruira. Mission Impossible collection millennials.
… Roooh, je noircit carrément le trait là.

La séduction. Qu’il soit dit en français, anglais ou espagnol, ce mot a pour moi un je-ne-sais-quoi qui titille l’oreille, fait vibrer le palai tout en faisant parader les lèvres dans une moue naturellement irrésistible.
Alors bien sûr, séduire c’est aussi tromper, manipuler et abuser. Du serpent biblique au cliché du vendeur de tapis, en passant par le N+1 et l’être aimé, cette séduction fait plutôt siffler, à la manière de Kaa dans le Livre de la Jungle : « Aie confiaaaancccee… »
Non, ce n’est pas cette séduction qui m’intéresse.
Aujourd’hui, je veux apprendre à séduire. Oui, je me suis levée un beau matin et à 19h devant le replay de « Je T’aime etc… » présenté par Daphné Bürki, je me suis dis, chiche pas cap !

Daphné burki Je t'aime etc...

Avant d’entrer plus dans le vif du sujet, vous devez savoir que si j’ai cassé du bonhomme de rue en parpaing bien lourd et du narcissico-narcissique 2.0 aux paragraphes précédents ; C’est parce que JE me trimballe une cuisine entière de casseroles. Une collection précieuse comme autant de tentatives manquées à la pratique de la séduction. Ou fructueuse si le but était d’entrer dans le Guiness Book des records, tout est question de point de vu.

Jouer à la fille trop précieuse et inaccessible qui se montre désintéressée de celui qu’elle convoite : hmm, très peu pour moi.
Ado, j’étais plutôt du genre à écrire des poèmes, gribouiller sur des carnets entiers chaque détails de mes rencontres et suivre partout In Real Life* (parce qu’à l’époque préhistorique de mes béguins amoureux, Internet n’existait pas), ces êtres exceptionnels qui faisaient battre mon cœur plus vite qu’une séance de Zumba. Voilà, du genre psychopathe quoi !
Puis, après avoir mangé des râteaux à toutes les sauces (salsa, aigre douce, ketchup, le tout préparé dans mes casseroles en cuivre inoxydable bien sûr) et réfléchi à la question quelque peu pertinente de mon grand frère : « T’en as pas marre de refaire tout le temps les mêmes erreurs ? »

J’ai changé d’approche quand a sonné mon 1/4 de siècle, pour la jouer plus frontal.
À moi l’expression lyrique, les déclarations d’amour enflammées et les je t’aaaaiiiime à la Lara Fabian. Il en a fallu peu pour que revienne le mode Psychopathe II.

Finalement, à moi le retour à la case zéro comme râteau. Et si la rime en plus d’être bonne, ne s’imprime toujours pas, c’est bien avec un pass solo comme chez Gaumont, que j’entre dans ma 3è décennie. Toute blague mise à part, qu’est-ce que j’adore faire partie de ce club privé que forment les trentenaires. Pour moi, ça représente l’heure des grands.
Les grands possibles, les grandes libertés, les grands engagements, les grandes relations et autres grands investissements. Alors pourquoi pas le Grand Amour ?!

À lire aussi : Et si je congelais mes œufs…

Dernière étape avant de faire le bilan des grandes déceptions amoureuses et grands doutes, je m’insérais dans un body noir, perché sur des talons vertigineux, et je vibrais frénétiquement sur un remix de Beyoncé et de Jacques Brel : Single Ladies x Ne me quitte pas. Un cocktail nommé célibattant ! Dans le shaker, des zestes d’indépendance, de combativité et de dépression. Ça dégouline tellement d’amour, que séduire devient une option complètement inhibée.
Jamais deux sans trois, dit l’adage. Et bien voilà, je vous présente le mode Psychopathe III !

Alors, comment fait-on pour séduire quand on est une femme ?

1/ On se réapproprie son sex-appeal.
Son sex à quoi ? Son pouvoir d’attirance sexuelle ! Oui, oui, dépoussiérer le manteau de complexes et d’autoflagellation qu’on s’efforce de remettre chaque dimanche soir, quand la déprime du célibat a bu 10 caisses de Red Bull ; Pour assumer de nouveau son corps tout entier, sa situation amoureuse et ses désirs. D’ailleurs, c’est encore Alexandra Hubin, sexologue et chroniqueuse dans l’émission « Je t’aime etc… » qui en parle le mieux. Elle résume le sex appeal en 3 mots : Attitude, Démarche, Confiance (where my Beys at ?). Une formule gagnante qui vient de l’intérieur pour éblouir au dehors en nous faisant sécréter des phéromones, l’odeur de l’amour.
Ce n’est pas inné alors on le travaille tous les jours. On relève la tête, on ouvre les épaules et on adopte une démarche chaloupée et assurée sans en faire trop bien sûr. Petit à petit, on se plaît de nouveau, on s’aime et on a confiance en soi. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, le cercle vertueux se remet en marche et notre sex-appeal aussi.

Illustration Hina Hundt - Séduire - Steamy legs - Sex appeal

2/ On ose sortir, même seule.
D’une parce que ça permet de rencontrer du monde (de nouvelles collaborations, de nouveaux amis, ou plus si affinités) et de deux parce qu’il faut bien tester IRL ce retour du sex-appeal. Alors sortir seule ok, mais pas n’importe comment. Par expérience, je sais que ça demande parfois une sacré dose d’auto-motivation et d’énergie sociale. Mais une fois la machine lancée, cela en vaut largement la peine. Du coup je recommande de sortir dans des bars à thèmes : cours de kizomba, salsa ou des sessions de jeu de société par exemple. Beaucoup de personnes y vont seules et le fait d’y aller pour un but, le cours de danse ou le jeu, aide à briser la glace et évite l’impression penaude de s’incruster dans une fête où on ne connaît personne. Aujourd’hui, il existe pléthore d’occasions de sortir et pratiquer des activités selon vos centres d’intérêt et grâce à meetup par exemple, la tâche est d’autant plus facile.

3/ On sourit 🙂
Ça a l’air banal, mais nous sommes parfois tellement pris dans nos conversations avec nos multiples personnalités intérieures ou connaissances virtuelles, que la simple interaction dans la vie réelle, par le sourire humain devient une denrée rare. Alors, accompagnée de notre attitude-démarche-confiance (sex-appeal activated), on sourit et salue la gardienne, le boulanger, le chauffeur de bus, la collègue etc… Au fil du temps, cela deviendra d’une évidence naturelle. Et comme tout ce qui sort de nous, nous revient, imaginez ce plein d’amabilité qui vous ait rendu en retour. D’un coup, la grisaille parisienne se pare de 50 nuances.

4/ On s’intéresse aux autres.
Et oui, les hommes aussi aiment qu’on s’intéresse à eux, alors pourquoi ne pas faire le premier pas.

Le pas peut sembler énorme et la peur du rejet gigantesque au début, mais on y va petit. Tout en finesse et subtilité on commence par établir un contact visuel, puis on se sert d’un détail ou de l’environnement autour pour lancer la conversation, sans la monopolisée à cause du trac. Et si en plus vous y mettez un zeste d’humour ou rebondissez sur le sien, il y a de grandes chances pour que vous appréciiez cette mise à l’eau. Bien sûr, quand je parle d’intérêt et d’humour, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de rire aux blagues aussi fort qu’hurle la sirène des pompiers tous les 1ers mercredis du mois… par exemple.

5/ On ose le contact physique.
Si vous êtes comme moi, cette dernière étape est probablement la plus dure. Mais de la même manière que le sex-appeal, ça s’apprend. Alors pour éviter de tomber sur l’autre comme un mammouth coincé dans une boutique de porcelaine, on commence doucement, avec ses amis, son entourage qui nous veut du bien et avec qui on se sent à l’aise. Puis on accentue le niveau, en tentant pourquoi pas un cours de danse de couple. L’ambiance étant adéquate, le plus dur ici ne sera pas d’avoir peur du rejet, mais d’oser laisser un inconnu nous prendre dans ses bras (je vous raconterai bientôt, mon premier cours de kizomba. Un moment épique !). Puis au quotidien, quand la complicité s’y prête, on ose toucher un bras, une épaule et soutenir le regard.

Finalement, vous l’aurez compris. Il est possible de séduire dans la rue, sur la toile, dans un aéroport et partout où vous passez. Tant qu’on y met les formes et que les limites soient respectées autant chez les femmes que les hommes qui ne seront pas réceptifs. Car séduire c’est aussi savoir s’arrêter et parfois il vaut mieux un râteau, qu’une ordonnance restrictive !
Mais si ça match des 2 côtés, alors séduire peut devenir un jeu fort plaisant. Et s’il y a affinité, sortez le cotillons et faites péter le Champomy !!

Voilà ce que j’ai retenu sur l’art de séduire. Et comme ces étapes sont loin d’être exhaustives je suis curieuse de savoir comment vous vous y prenez pour séduire. 😉

La séduction est un sujet qui nous parle tous. Si vous voulez continuer à en apprendre plus sur votre pouvoir de séduction, voici quelques liens sympas :
– Je t’aime etc… « Sex-Appeal: décodage »
– Séduction en 8 Conseils
– 4 astuces de séduction lors du premier rendez-vous

Loving Day : Une autre raison de célébrer l’amour

Samedi dernier à Paris (mais aussi New York, Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Marseille…), nous avons célébré le « Loving Day ». Un événement festif et ensoleillé organisé par le collectif « Les Amoureux au Ban Public« . Il fallait au moins ça pour fêter la victoire de l’amour multiculturel sur la haine et la xénophobie.

Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)
En effet, cet événement reprend le nom du couple mixte les « Loving » ; Un couple unissant une femme noire Mildred Jeter et un homme blanc Richard Perry Loving. Ils se sont battus pendant 9 ans pour défendre leur amour et leur droit au mariage, à l’époque interdit dans l’état de Virginie où ils vivaient. Le 12 juin 1967 ils obtiennent gain de cause à la Cour Suprême des États-Unis qui au-delà de leur couple, rend anticonstitutionnelle l’interdiction des mariages « inter-raciaux » qui sévissent dans plusieurs états.

D’ailleurs, cela a inspiré un film « Loving », écrit et réalisé par Jeff Nichols  qui traite l’histoire de ce couple emblématique du combat pour la mixité multiculturelle.

Les Loving il n’y a pas de hasard ✨

Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)