À qui appartient le corps des femmes ?

Malmené, tiraillé, enfermé, harcelé, violé, sujet favoris des idéaux les plus farfelus et des fantasmes de domination les plus abjectes ; Le corps des femmes, résilient et résolument objecteur de conscience, porte en son sein l’origine du mystère des humains : la vie !
Hina Hundt illustration "le corps des femmes" Initialement je voulais vous parler de tétons et du mouvement #FreeTheNipple, mais ça sera finalement le sujet d’un autre rendez-vous hebdomadaire. Puisque tout au long de ces dernières semaines jonchées d’indignation et de stupéfaction, c’est la question du corps entier des femmes qui m’a hantée.
Et pour cause ! En seulement 15 jours, quelques événements médiatiques et uniquement en France, j’ai découvert l’affaire de Sarah 11ans et dans la foulée, appris avec effroi que la loi française fixait l’âge du consentement à partir de 4 ans 1/2. Les émotions continuant leur tour de manège désenchanté, c’est complètement stupéfaite que je regardais l’altercation entre Sandrine Rousseau et Christine Angot sur le plateau d’On est pas couché, 2 victimes d’agressions sexuelles. Enfin, le « Dossier Tabou : Harcèlement sexuel« , présenté par Bernard de la Villardière sur m6 le 1er octobre dernier » finissait de m’enfermer à quadruple tour dans ma petite campagne de banlieue à la routine bien huilée, pour m’adonner à la pratique de l’autruche chez les bisounours.

À qui appartient le corps des femmes ? Aux agresseurs, aux victimes, à la justice (son laxisme), à la responsabilité de l’État, à la médecine, à ceux qui veulent bannir le corps des femmes hors des espaces publics et l’enfermer derrière des idéaux, aux misogynes, aux réseaux sociaux, à ceux répriment la sexualité et le plaisir féminin, à ceux qui stigmatisent la fertilité, la fécondité et l’instinct maternel, à ceux qui jalousent, combattent et violent la liberté des femmes de disposer de leurs corps, de leur intelligence et de leur voix, à ceux qui voient la femme comme la poule publicitaire aux œufs d’or, à ceux qui confondent la fiction pornographique avec le désir féminin, aux orchestres de la culture du viol, à ceux qui choisissent d’humilier plutôt que de donner la parole aux victimes, à ceux qui encouragent les agressions en les sublimant, à celles qui n’osent plus être femme… Aux femmes ?

Hina Hundt illustration "le corps des femmes"

La seule réponse possible pour moi, femme dans un corps de femme, est que cette identité appartient unilatéralement à celles et ceux qui vivent en son sein.

Il m’a été très difficile de mettre des mots sur ce thème qui ne résonne pas en moi puisqu’il me paraît complètement illogique. En effet, je ne comprends pas l’essence du sexisme, du machisme et des croyances qui poussent dans une forme d’aliénation, une catégorie d’humains à dominer sinon vouloir posséder une autre catégorie.
Je parle bien ici de la volonté de domination masculine sur la gente féminine. Car d’aussi loin que je me rappelle et jusqu’à nos portes occidentales contemporaines, les femmes semblent être le jouet de toutes les expériences des sociétés patriarcales. Asservissant tantôt ses libertés ou d’autres fois humiliant son identité, il apparaît que l’émancipation vers une égalité des droits se fasse au compte-gouttes et toujours sous une tutelle masculine (ou majoritairement masculine). Pourtant il serait réducteur de considérer le corps des femmes à cette seule représentation du machisme dans lequel il évolue. Car véritable joyau de la nature, il est le seul capable de donner la vie à son égal comme à son bourreau. Il est la résilience absolue qui durant des millénaires s’est inlassablement adaptée aux excentricités et aux aliénations masculines, tout en prouvant que dans sa nature nourricière régnait également l’intelligence des sciences et de la culture ; Ne leur en déplaise !

Alors, de quoi se nourrit l’essence du machisme ? Est-ce de la jalousie ou de la folie ? Est-ce un complexe d’infériorité ou d’imposture face aux corps des femmes ?

Chaque fois que ces pensées m’envahissent, je me rends compte combien j’ai été et suis chanceuse d’évoluer dans un foyer familial où la représentation de l’homme et de la femme s’est toujours opérée sur le même trône d’égalité et dans le respect des identités. Ainsi mes parents, mes frères, cousins, cousines et ami-e-s proches sont autant d’exemples d’une éducation riche basée sur l’égalité d’appartenir à l’espèce humaine. Une éducation qui a mit en avant l’accès à la connaissance, l’ouverture d’esprit et je le répète, le respect de l’identité masculine et féminine. Un espace où l’un au lieu d’être nié au profit exclusif de l’autre, est au contraire élevé au bénéfice des 2 parties. Et ma foi, nous nous en portons très bien. Je finis sur ces quelques mots de Chimamanda Adichie Ngozi, auteure (entre autres) de Nous sommes des féministes.

« Mon féminisme considère que le regard masculin est accessoire. Il insiste pour que je sois respectée comme un être humain à part entière, sans m’amputer d’aucun aspect de ma féminité. Je refuse d’accepter l’idée que pour acquérir ce respect, je doive ressembler à un homme dans mon apparence, mes manières, ma façon d’être. Mon féminisme insiste sur le fait qu’il n’y a jamais une seule et unique réponse aux problèmes liés au genre, que tout dépend du contexte. Mon féminisme est enraciné dans une sensibilité africaine, et spécifiquement dans une sensibilité igbo. Mon arrière-grand-mère était féministe, mais n’a naturellement jamais utilisé ce mot. Le sexisme est un problème universel, il sévit partout dans le monde, et le féminisme est donc encore nécessaire. Le but ultime du féminisme est bien évidemment de se rendre obsolète. Je rêve d’un monde où régnerait l’égalité entre les sexes et où le féminisme ne serait plus utile.« 

Aujourd’hui les liens que je partage avec vous sont autant d’initiatives créées dans le but d’échanger et de libérer la parole des femmes :
Oser l’intimité avec « Trucs de Meufs »
Oser donner de la voix à ses souffrances
Oser exprimer sa colère du quotidien « Paye ta shnek »

Loving Day : Une autre raison de célébrer l’amour

Samedi dernier à Paris (mais aussi New York, Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Marseille…), nous avons célébré le « Loving Day ». Un événement festif et ensoleillé organisé par le collectif « Les Amoureux au Ban Public« . Il fallait au moins ça pour fêter la victoire de l’amour multiculturel sur la haine et la xénophobie.

Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)
En effet, cet événement reprend le nom du couple mixte les « Loving » ; Un couple unissant une femme noire Mildred Jeter et un homme blanc Richard Perry Loving. Ils se sont battus pendant 9 ans pour défendre leur amour et leur droit au mariage, à l’époque interdit dans l’état de Virginie où ils vivaient. Le 12 juin 1967 ils obtiennent gain de cause à la Cour Suprême des États-Unis qui au-delà de leur couple, rend anticonstitutionnelle l’interdiction des mariages « inter-raciaux » qui sévissent dans plusieurs états.

D’ailleurs, cela a inspiré un film « Loving », écrit et réalisé par Jeff Nichols  qui traite l’histoire de ce couple emblématique du combat pour la mixité multiculturelle.

Les Loving il n’y a pas de hasard ✨

Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)Hina Hundt illustration for the Loving Day (interracial couple)

Phenomenal Woman Illustrated : Aïssa Maïga

« C’est rare au cinéma qu’une femme noire ne soit pas une victime. »
– Aïssa Maïga

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Aïssa Maïga, qui est-ce ? (Oserais-je ?)
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Aïssa Maïga est si je pèse mes mots, l’actrice française du moment. Avec ses 20 ans de carrière, elle se fait d’abord remarquer du grand public dans le film « les poupées russes » de Cédric Klapisch, aux côtés de Romain Duris. Elle enchaîne ensuite avec génie, plusieurs seconds rôles et des rencontres déterminantes qui contribueront à façonner son ascension. Si bien qu’en 2007 arrive la première récompense publique de son travail : une nomination aux Césars pour le meilleur espoir féminin, pour son rôle dans « Bamako« . À force de détermination et de talent, Aïssa Maïga se fait un nom dans le cinéma français. La suite elle, n’en est que logique.

En effet, à partir de 2016,  Aïssa Maïga crève littéralement l’écran dans le film « Bienvenue à Marly-Gomont » de Julien Rambaldi. L’histoire vraie de la famille du chanteur Kamini (dont le père est un docteur noir) qui s’installe dans un village de Picardie. Le film aborde sous fond de comédie populaire, les difficultés d’intégration et les préjugés raciaux.
Et ce début d’année 2017 semble lui sourire tout autant, puisqu’on la retrouve dans « Corniche Kennedy », « Mystère à la Tour Eiffel » et dès Mercredi 18 Janvier, à l’affiche du film « Il a déjà tes yeux« , de Lucien Jean-Baptiste. L’histoire d’un couple ordinaire amoureux et sans problèmes, qui ne pouvant concevoir, choisit d’adopter un enfant. Rien de plus banal, si ce n’est que le couple est noir et le bébé blanc. Un joli pied de nez aux stéréotypes identitaires qu’il me tarde d’aller voir.

Et maintenant à vous : connaissiez-vous Aïssa Maïga ? Que pensez-vous du sujet du film « Il a déjà tes yeux » ? Irez-vous le voir ? Je serai ravie d’avoir vos avis sur cette femme phénoménale et ce sujet de société. N’hésitez pas aussi à me dire quelle femme vous souhaiteriez voir dans le prochain « Phenomenal Woman Illustrated » 😉

« Cool » de Blakesmith, un EP qui prolonge l’été

L’été s’achève doucement et la rentrée pointe déjà le bout de son nez. Qu’à cela ne tienne, voici un EP « Cool » réalisé par Blakesmith, qui prolongera les ambiances lounges et suaves de votre été… La cerise électrique sur le gâteau, il m’a demandé d’illustrer sa cover. Évidemment ce fut un honneur et plaisir non dissimulé 🙂

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Blakesmith. Qui est-il ? Blakesmith est un artiste underground basé à Paris, qui officie en tant que beatmaker pour nous faire groover à souhait. De la palette hip hop / soul, aux sons chaleureux et pop, en passant par les ambiances lounge ou afterwork, il est difficile de rester indifférent face à la justesse des compositions de ce maître d’orchestre.

C’est d’ailleurs le challenge que Blakesmith a une fois de plus relevé avec brio, en sortant le 21 Juillet dernier, son nouvel EP « Cool ». Le thème est donné, clair et sans détour. Entre les nouvelles résolutions de la rentrée et la nostalgie du lâcher prise estival, on reste « cool » et on chill au calme en savourant la fin de l’été.
Son EP « Cool » comporte 15 titres et est disponible sur Bandcamp à prix libre à partir de 5€. Un petit prix idéal pour découvrir cet artiste dont le travail acharné repousse à chacun projet les limites de la qualité, pour le plus grand plaisir de nos plus si chastes oreilles ^^

Alors, plus une minute à perdre. Si vous ne le connaissiez pas encore, je vous invite vivement à le découvrir d’avantage et/ou soutenir son projet. Je suis prête à parier que vous ne serez pas déçue ! 😉

Et pour les plus curieux d’entre vous, vous pouvez également retrouver et partager son univers sur Soundcloud, Site InternetFacebook et Instagram.

Finalement la rentrée sur des rythmes aussi chaleureux s’annonce de bon augure. Laissez-vous tentez par la découverte et dites-moi ce que vous en pensez 🙂

What’s about The ‘Fro !

« My Page Was Blank So I Drew A ‘Fro ! » – Il ne fait plus aucun doute que ce blog a subit de grandes remises en question et négligences depuis le début de l’année (et plus encore). Il serait simple de vous dire que j’ai été beaucoup prise par le rythme effréné de mes obligations professionnelles, ma recherche d’appartement (qui a failli se transformer en mission impossible) et mon déménagement ces derniers 6 mois ; Mais l’autre facette de la vérité est moins glorieuse : je n’avais plus d’inspiration. My Page Was Blank So I Drew A 'Fro ! - HinaHundt

My Page Was Blank. Des interrogations, des doutes, des toiles d’araignée et finalement la paresse, ont commencé à embuer mon esprit et les raisons pour lesquelles j’avais créé ce blog au début. Je n’y voyais clairement plus d’intérêt à poursuivre l’aventure et encore moins ce que je pouvais apporter à la blogosphère. Pour autant, l’idée de fermer ce blog m’était difficile, sinon impossible. Contrairement aux précédentes années, je me contraignais maintenant à rechercher une seule ligne conductrice (que je ne pensais pas posséder), tel le Graal de mon retour proactif, tout en abandonnant aussi rapidement chaque tentative d’échange. Ce blog qui jadis fût mon salon de thé, mon boudoir, ma soupape et mon espace de libre-échange, était devenu le boulet qui reflétait une défaite sur moi-même.

So I Drew A ‘Fro ! Mais la petite histoire ne s’arrête pas là. Aussi frustrant que ça a pu l’être au début, j’ai commencé à accepter ce que je considérais comme une défaite et voir l’autre facette de cet état d’esprit. J’ai levé le pied sur ma course au fil conducteur, me suis retirée et mise à nue sur ce qui me freinait réellement dans ma vie. Alors, j’ai commencé à dessiner sans but ou événement précis. Seulement y prendre plaisir et retrouver cette évidence simple qui m’anime chaque fois que je regagne ma bulle avec un crayon et mon carnet de croquis. Puis, j’ai pris conscience de certains « dysfonctionnements » et limitations dans ma vie. Du coup j’ai déménagé (entre autres ^^) pour me rapprocher de ceux et ce qui sont aujourd’hui les plus importants dans ma vie. Cette décision m’a permis de retrouver un équilibre entre boulot, relations authentiques, voyages, découvertes…, qui me correspond d’avantage. Autant d’étapes mises bout à bout qui n’auraient peut-être pas été possibles sans le malaise ressenti par mon manque d’inspiration. My page was blank, so I drew a ‘Fro !*

À la manière remixée de l’aviateur de St Exupéry et du Petit Prince « Dessines-moi un mouton« , je me suis dessinée un afro en guise de caisse, qui contiendrait ce que je cherche inlassablement. Ma foi, je suis très reconnaissante des diverses expériences et de l’émancipation que j’ai déjà pu y trouver. Et de ce voyage qui suit son cour, j’ai compris que l’essentiel est d’enlacer l’inconfort et de poursuivre sa quête personnelle du bonheur et du bien-être. 🙂

Et vous, comment avez-vous surmontez vos passages à vide, que ce soit dans la blogosphère ou votre vie quotidienne ?
N’hésitez pas à commenter et partager vos ressentis, je serai ravie de vous lire et vous répondre.

My page was blank, so I drew a ‘Fro !* – Ma page était blanche, alors j’ai dessiné un Afro !

The Steamy Serie

Une buée torride s’élève sur le blog. « The Steamy Serie » est une série de 3 illustrations où pop art et sensualité se sont donnés rendez-vous. Sur fond d’applat de couleurs vectorisés et de courbes franches, j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler sur cette série. Tellement d’ailleurs, qu’il se pourrait bien que cette série ait une part II. Affaire à suivre 😉

En attendant, vous pouvez vous procurer des affiches, coussins, horloges et mugs de cette série, sur ma nouvelle page Society 6 ^^

< Steamy Dots >HinaHundt_SteamyDots_IGHinaHundt_SteamyDotsBag_S6

< Steamy Torso >HinaHundt_SteamyTorso_IGsteamy-torso-carry-all-pouches

< Steamy Legs >HinaHundt_SteamyLegs_IGHinaHundt_SteamyLegs_Pillow

Sunday is « As You Are – The Weeknd »

« Yeah, show me your broken heart and all your scars
Baby I’ll take, I’ll take, I’ll take, I’ll take you as you are
I’ll take you as you are, yeah
Show me your broken heart and all your flaws
Baby I’ll take, I’ll take, I’ll take, I’ll take you as you are
I’ll take you as you are, yeah » – As You are (The Weeknd – Beauty Behind the Madness)
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As You are. Ce titre qui a tourné en boucle chez moi aujourd’hui, est tout droit sorti de du dernier album de The Weeknd : « Beauty Behind the Madness ». Voilà pour la brève explication de mon week-end tout en sensualité et vitres embuées.
Artiste à succès depuis plusieurs années, c’est avec le film 50 Nuances de Grey, qu’il s’est fait connaître du grand public (le titre Earned it est son chef d’œuvres). Dans ce nouvel album, il fait encore appel à notre sensibilité à fleur de peau, jusqu’à nous offrir des collaborations finement orchestrées. Ed Sheeran et Lana Del Rey sont les cerises sur le gâteau de cet album magistral.
Bref, un tube et un album qui arrivent comme les délicieux présages d’une rentrée au top ; on en demandait pas tant… quoiqu !! Allez petite cerise sensuelle et groovy, fonces découvrir la playlist ici sur deezer et on en parle après 😉