Little Africa : l’Afrique, sans quitter Paris

Little Africa, qu’est-ce que c’est ? En quelques mots pesés, Little Africa est le premier guide touristique qui met exclusivement à l’honneur la richesse et la diversité de la culture africaine à Paris.

Little Africa

Jacqueline Ngo Mpii. Elle est à l’origine du projet Little Africa. Après avoir été diplômée de tourisme et fait ses armes pendant 7 ans dans ce secteur ; Elle se rend compte pendant cette période, du déficit de représentation de la culture africaine dans les produits touristiques parisiens. Rappelons que Paris est dans le Top 3 des villes les plus visitées au monde, (selon le Global City Index), avec environ 18 millions de touristes en 2016. Un problème entrainant une solution, Jacqueline Ngo Mpii y remédie aujourd’hui en proposant ce guide touristique. À l’instar des grandes villes cosmopolites telles que New York ou Londres, où l’on peut flâner, découvrir et s’enrichir de culture dans des quartiers comme Little Italy, Chinatown, Brixton Village… ; Little Africa met à son tour l’accent sur la relation intime qu’entretient la France avec le continent Africain (plus précisément Paris), son métissage culturel, l’empreinte historique de l’Afrique à Paris et la richesse des influences africaines dans les civilisations Européennes, Asiatiques, Américaines et Caribéennes.   little africa

L’objectif du guide est double :

– Apporter un nouveau support de découverte aux touristes qui sont à 79% des repeaters (déjà venus à Paris) et recherchent de nouvelles activités. Et pourquoi pas casser les préjugés? Et non, l’immigration que l’on vous décrit dans les médias, ce n’est pas que les ghettos, la prostitution, le banditisme, l’illettrisme. C’est aussi et surtout, des savoirs-faire, de l’art, de la gastronomie, de l’élégance, une histoire, de l’esthétisme, une vraie culture.

– Proposer un nouvel outil de travail pour les professionnels du tourisme : hôteliers, offices de tourisme afin de mieux répondre aux demandes de leurs clients en provenance d’Afrique. Où manger un plat africain à Paris ? – Jacqueline Ngo Mpii

Dans ce guide, on voyage en territoire d’Afrique tout en redécouvrant Paris. Comme une invitation VIP dans une interface jadis peu connue du grand public, des quartiers tels que Montparnasse, La Goutte d’Or, Château d’Eau ou Saint-Germain-des-Prés prennent un sens nouveau. Mais pas seulement. L’Afrique à Paris nous est aussi présentée à travers les regards d’artistes contemporains tels que Serge Kponton, Fred Ebami ou Alif king par exemples. Un agenda d’événements pour nous donner le temps de rencontrer, découvrir, apprendre et échanger. Des lieux incontournables d’expositions artistiques (musées et galeries d’art) et pour finir chacune de ces escapades africaines à Paris, une liste non exhaustive de bonnes adresses où les senteurs et saveurs africaines finiront de vous dépayser.
En somme, je finis en reprenant les mots de Jacqueline Ngo Mpii (qui mieux qu’elle pour décrire Little Africa) : « Une invitation au partage, aux rencontres, et la découverte d’un ailleurs qui ne se trouve pas à des milliers de kilomètres mais qui débute ici tout près de vous. » Ce guide est disponible sur le site www.littleafrica.fr. 🙂


Crédits : Les images et vidéo dans cet article, appartiennent à Little Africa.

Guadeloupe en 10 Jours

Retrouvailles en terre inconnue. C’est d’abord sur une plaisante invitation et une envie folle de fêter mon anniversaire au soleil, que je sautais dans un long courrier Air France pour traverser l’Atlantique, direction la GUADELOUPE <3
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Lundi 8 Février. Alors que l’orage sévissait à grands flots sur le tarmac d’Orly, je trépignais d’impatience à l’idée de découvrir l’immensité de l’inconnue qui m’attendait.
10 jours c’est peu ! Il s’agissait donc d’accueillir les multiples découvertes et rencontres comme autant de bénédictions, se laisser porter par chaque expérience, sortir de sa zone de confort et se dépasser, oublier les clichés et réalités parfois anxiogènes (violence, Zika etc…) en métropole et prendre les bras ouverts, l’éducation sur la culture créole.
Résultat, chaque jour se présenta avec son lot d’intensité.

Mardi 9 Février. 1er programme des festivités au lendemain de mon arrivée : Réveil à 5h45 pour une randonnée « Canal Le Pelletier » concoctée par Feeling Guadeloupe dans les hauteurs de Saint-Claude et plus précisément, le Parc National de Guadeloupe. Décalage horaire, appréhension de conduire pour la 1ère fois sur les routes de Guadeloupe (dois-je rappeler que je suis une vraie citadine qui privilégie les transports en commun dans la capitale ?) et excitation maximale aidant, c’est tout naturellement que les yeux me piquaient un peu moins que Vanessa, ma partner in crime.

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Parées pour l’aventure, les chemins du Canal Le Pelletier n’attendaient plus que nous pour 3h de randonnée guidée par Feeling Guadeloupe. Un véritable espace de désintoxication pour mes poumons parisiens. En effet, chaque bouffée d’air était une cure de jouvence à l’air libre et je pèse mes mots ! Puis, comme après l’effort, vient le réconfort, c’est en poursuivant les traces du volcan La Soufrière, qu’une baignade s’est imposée aux Bains Jaunes (source naturelle thermale à 26° et 950m d’altitude ^^).LaCeriseElectrique_Canal_Pelletier-1_WebLaCeriseElectrique_Canal_Pelletier-6LaCeriseElectrique_Canal_Pelletier-8

2è programme du Mardi 9 Février : « Un mardi gras en Guadeloupe, c’est le jour de carnavaleeuuh ». Direction Basse-Terre pour assister au magistral défilé du carnaval. Entre bokits, sorbet coco et plumes multicolorés, je me dis que j’ai vraiment bien fait de naître en Février.
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Ces images de Carnaval ne sont pas les miennes et proviennent de diverses sources sur Internet.

Mercredi 10 Février. Jour de mon anniversaire et sortie en mer organisée par Feeling Guadeloupe sur le catamaran Talamanca, au large de Deshaies. Audrey (Feeling Guadeloupe) a même préparé pour l’occasion, un DÉLICIEUX gâteau à l’ananas pour lequel la recette reste gentiment secrète (oui, c’était un message personnel subliminal 😉 ). Mais revenons à nos matelots du jour. Cette journée fût l’une des plus belles et couronnée au soir, par un repas à la Marina avec Maher (fondateur de Cool & Bad, le meilleur planteur de l’île) et Bénoni, un chef cuisinier d’une grande gentillesse. Il me coûte de dire que cette journée fût sinon la meilleure de ce séjour, car l’ensemble de l’odyssée guadeloupéenne était incroyable à plusieurs points de vue… Enfin sauf un seul jour.

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Halte gastronomique au restaurant « La Croisière » au Port de Deshaies. Ambiance comme à la maison, avec en prime un petit cours sur la dégustation du homard par le chef cuisto. Je kiffe ! 🙂LaCeriseElectrique_Catamaran-Yummy_Web

Jeudi 11 Février. Ce que je voulais faire ce jour-là : me balader à la plage du Gosier. Ce que j’ai réellement fait : squatter la couette et tous les pulls que j’ai ramené en cas de neige soudaine en Guadeloupe (on est jamais trop prévisible avec ce dérèglement climatique ^^). Ce Jeudi fût donc la seule journée nulle de mon expédition en Guadeloupe. Cependant, ça m’a tout de même forcée à réellement lever la pédale, dormir (un concept longtemps oublié depuis la métropole) et découvrir les pouvoirs magiques du Virapic (MERCI Sophy-Anne) ! Ce sirop contenant les vertus de l’herbe à « pik » m’a remise sur pieds dès le lendemain !LaCeriseElectrique_Malade_Guadeloupe_Web

Vendredi 12 Février. Nous avions rendez-vous avec l’histoire au Mémorial ACTe de Pointe-à-Pître. Il était inconcevable de venir en Guadeloupe, sans s’y rendre. Inauguré le 10 mai 2015 à l’occasion de la commémoration nationale de l’abolition de l’esclavage, ce musée retrace l’histoire de la traite négrière transatlantique, avec un penchant sur son déroulement aux Antilles (ses héros, les origines africaines de la culture créole etc…). Il y est également abordé les origines de la première forme d’esclavage (1500 av. JC) jusqu’à sa forme moderne dans notre millénaire. Les institutions marquantes et les enjeux économiques qui ont scellé l’ampleur de la traite négrière transatlantique, conduisant pendant des siècles l’humanité toute entière à sa plus grande tragédie.
Un sujet malheureusement vaste et qui à chaque pas, affirme notre devoir de mémoire. D’ailleurs, pour mieux capter l’attention des visiteurs et éduquer de manière pertinente, le musée a su mêler art et histoire avec finesse et justesse, sur la base de diverses installations : court-métrages, vidéo, musiques, maquettes de navires, bijoux et ustensiles de trocs, jeux de lumières, photos, costumes, chapelle, projections, animations BD, salle d’étude, sculptures, mausolée, fresques… Autant d’équipements qui le rende interactif et nourrissent par la même occasion notre curiosité et éducation. Et pour ne rien vous cacher, j’ai découvert avec beaucoup de fierté que le Togo et le Bénin (pays dont je suis originaire) avait leur part importante dans la culture créole.
Sur le site internet du musée, un minimum de 2h est recommandé pour le visiter. Nous au bout de 3h, n’en étions qu’à la moitié avant qu’on vienne nous mettre dehors pour cause de fermeture. Une autre bonne raison de retourner en Guadeloupe et accessoirement revoir mes pays d’origine 🙂
Bref, si vous allez ou êtes en Guadeloupe, je vous recommande définitivement ce musée.

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Cette image provient du site internet officiel du Mémorial ACTe.

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Cette image provient du site internet officiel du Mémorial ACTe.

Samedi 13 Février. Journée retrouvailles au Gosier, entre plage et sorbet coco, avec l’ami talentueux qui se nomme Rony Lacréole, aka IWO !
Petite info au passage, Vanessa, son ami et moi, sommes revenues lundi soir sur cette plage de la Datcha et avons pu apprécier qu’elle soit éclairée le soir. Idéal pour les amoureux des bains de minuit… Pour ma part, je continue d’apprécier les contes et bla-bla au sec sur plage 😉LaCeriseElectrique_Selfie_Guadeloupe_Web

Dimanche 14 Février. Pour célébrer la Saint-Valentin comme les 2 amoureuses de l’amitié que nous sommes (nous nous connaissons depuis le collège mazette !), nous avons à nouveau fait appel à Feeling Guadeloupe qui nous a conseillé une journée freestyle à Terre-de-Haut.
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Pour ne rien vous cacher, au début j’étais un peu sceptique. Météo boudeuse et ambiance freestyle sans grand frisson à l’horizon, me semblait un peu trop « pépère » au 1er abord. Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme plus que débordant de ma partner in crime. Ah, on est jamais la même après 8h de sommeil hahaha !
L’intérêt commençait à monter au moment même où nous avons embarqué dans la navette pour 25minutes de traversée… Ou étaient-ce les vagues de l’océan et mon sandwich aux portes de l’estomac ?LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-13
Quoiqu’il en soit, arrivées à Terre-de-Haut, à peine le temps de s’émerveiller du paysage, des chapeaux et autres tissus fleuris, qu’on se faisait déjà évincer pour toutes les visites guidées de l’île. Il en faut plus pour nous décourager. Sourire aux lèvres, iPad prêt à dégainer une multitudes de clichés et petons parés pour une marche à durée indéterminée, on entama l’ascension de la Route du Bois Joli. LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-1_Web
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C’est au détour d’une averse typiquement Saintoise, que nous avons fait LA rencontre imprévue de la journée. Rémy aka Rémydou nous a accueilli avec des accras d’igname et de légumes, un rhum au fruit de cajou et le tout fait maison svp. On pensait seulement s’arrêter le temps de la dégustation. Mais ce n’est finalement que 3h plus tard que nous reprenions notre route. Entre temps, nous avons agréablement parlé du séjour guadeloupéen, de nos origines multiples, de l’histoire de l’île… et d’amour. Je ne vous apprendrais rien en vous rappelant la mauvaise réputation des hommes antillais avec le concept de fidélité (et de beaucoup d’hommes toute origine confondue). Avec Rémy, les cartes semblaient redistribuées et ce fût un véritable plaisir de l’écouter raconter avec beaucoup d’affection son histoire d’amour personnelle, sa vision du couple et ses valeurs familiales.LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-RemydouLa Cerise Électrique Terre-de-Haut GuadeloupeLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-hauteurLaCeriseElectrique_TerreDeHaut-CoeurLa Cerise Électrique Tourment d'amour à Terre-de-HautEn somme, de bien jolies rencontres authentiques ont parsemé notre chemin, en faisant de cette journée à Terre-de-Haut, un réel coup de cœur.LaCeriseElectrique_TerreDeHaut-HappyLa Cerise Électrique à Terre-de-Haut Guadeloupe

Lundi 15 Février. On enfile short/legging et sneakers, direction Anse-Bertrand pour 1h de randonnée en quad avec Caribbean’s Quad. Jérôme notre guide, est un « métro » qui a abandonné son costume-cravate de commercial à Annecy, pour créer sa société en Guadeloupe. En longeant le bord du littoral et passant à travers les champs et plantation de canne à sucre, je comprends pourquoi un tel changement de vie s’est imposé comme une évidence. LaCeriseElectrique_AnseBertrand-1 La Cerise Électrique et Carribean's Quad LaCeriseElectrique_AnseBertrand-3

Mardi 16 Février. Dernière journée de mon odyssée Guadeloupéenne. Je n’ai pas du tout envie de repartir ! Comme je suis en plein déni et ne reprends l’avion qu’en soirée, nous tardons pour profiter de tout ce que la Guadeloupe nous réserve encore. Sainte-Anne, Pointe des Châteaux, Parc des Mamelles, Jardin Botanique de Deshaies etc… notre dernier choix se portera finalement sur une journée de flânerie dans le marché aux épices de Pointe-à-Pître.
Une fois de plus, ce n’est pas seulement les épices aux odeurs raffinées qui nous ont séduit, mais les Guadeloupéens. Au marché de la Darse, nous avons d’abord été captivées par la douceur de maman Maurisseau (et sa recette de poulet au Colombo ^^), avant d’être complètement séduites par la chaleur de l’incroyable doudou Roro du marché aux épices.LaCeriseElectrique_Pointe-a-Pitre-2LaCeriseElectrique_Pointe-a-Pitre-StreetArtLa Cerise Électrique en Guadeloupe

10 jours en Guadeloupe, ça passe fichtrement vite pardi ! Je pressentais un agréable séjour, mais j’étais loin de me douter de la puissance des rencontres et expériences vécues. J’y retournerai volontiers demain si l’occasion m’était donnée. Je suis très reconnaissante d’avoir passé des moments aussi magiques avec Vanessa, ma partner/doudou in crime, couronnés de fous rire qui continuent de m’amuser chaque fois que j’y repense. Il reste tant de choses à voir et à faire. Il me tarde de fouler à nouveau le sol Guadeloupéen, mais également de découvrir et partager avec vous d’autres horizons.

Mon récit touche à sa fin. Vous pouvez découvrir d’autres photos de voyage sur mon compte Instagram @laceriselectrique avec le tag #hinahundttravel et me suivre également sur Facebook@laceriseelectrique ou Twitter @CerisElectrique.
J’espère que vous aurez trouvé ici de quoi alimenter vos préparations de voyage pour la Guadeloupe, ou simplement partager un bout de ce voyage avec moi. Merci de m’avoir lu !! 🙂

Ce que je ne vous ai pas dit / Le petit bétisier Guadeloupéen :
-> Impossible de dormir pendant les 4 dernières heures de trajet dans l’avion, car mes voisins (des seniors) avaient des flatulences à répétition.
-> Les indications de route : « prenez la route qui fait toboggan et ensuite tournez à droite » et aussi « à la station essence après Capesterre, prendre la route qui descend et passer 6 dos d’ânes »… Mdrr <3
-> Des panneaux « TOUTES DIRECTIONS » qui mènent à des cul de sac et des rond-points plus qu’il en faut (il y aurait-il plus de rond-points que d’habitants en Guadeloupe ?)
-> Converser pendant une baignade à Anse Mire, avec 3 seniors « métros » qui avouaient uriner au moment même où l’on discutait… C’était certainement le karma des seniors de l’avion, qui se vengeait. hahahaha !
-> Le dimanche de la Saint-Valentin, Vanessa et moi avons naturellement mangé en tête-à-tête dans un restaurant asiatique, à notre retour de Terre-de-Haut. Évidemment, la serveuse pensait que nous étions en couple… Et comme si cela ne suffisait pas à agacer Vanessa, il fallait encore que je l’appelle « doudou » (chéri(e)), au plus grand bonheur de mon fou rire 🙂
-> Un collègue de Vanessa qui m’accompagnait à l’aéroport le jour du départ, a été pris pour mon père alors qu’il n’a que 9 ans de plus que moi. Dur ! hahahaha !
-> Crier à la mort (ou pas loin) un soir en rentrant parce que… 2 grenouilles se dirigeaient vers moi.

Bref, Guadeloupe je t’aime !