Octobre Rose : Ericka Hart s’expose pour sensibiliser toutes les femmes

Ericka Hart est une jeune femme américaine qui a été touchée 2 fois par le cancer. La première fois, elle assista à 13 ans à un combat malheureusement perdu, celui de sa mère. Non satisfait de cette première tragédie, c’est vers elle que le cancer du sein revenait frapper à la porte. Mauvaise pioche !

Illustration d'Erick Hart par Hina Hundt

Octobre Rose et le Cancer du sein.
Chaque année depuis 25 ans, le mois d’Octobre est celui qui met particulièrement l’accent sur la prévention et la lutte contre le cancer du sein. En effet, ce cancer est chez la gent féminine, le plus dévastateur. Et quand il ne tue pas, il laisse dans certains cas les cicatrices visibles de son passage, à travers une mastectomie. C’est-à-dire, une intervention chirurgicale dans le cadre du traitement du cancer, qui consiste à enlever la totalité de la glande mammaire, l’aréole et le mamelon. Une étape douloureuse et un cheminement que j’imagine long, qui impose aux femmes de repenser leur corps, leur féminité, leur sexualité et bien sûr leur confiance en elle.

Cependant, les campagnes de sensibilisation de masse de ce cancer qui touche toutes les populations de femmes, ne représentent essentiellement que des femmes blanches. C’est à partir de ce constat qu’Ericka Hart a décidé de s’exposer au festival Afropunk de 2016 et de livrer sa vérité.

Ericka Hart at Afropunk Festival - Sammy Sampson Photography

Ericka Hart : Elle a survécu au cancer et à la censure pour sensibiliser toutes les femmes.
Ericka Hart n’est pas du genre à fataliste. Si le cancer s’attaque à elle et lui inflige après victoire, d’assumer sa nouvelle féminité, alors elle s’attaque aussi à lui et lui impose de s’exposer aux vues et sus de tous.

Pourtant la décision d’exposer son combat victorieux contre le cancer du sein ne s’est pas prise sur un coup de tête. En témoigne une vidéo qu’elle a publiée 1 an auparavant « Journal Entry : Body Image After Double Mastectomy«  (en anglais). Elle y explique combien il lui est difficile d’aimer ce nouveau corps dans lequel elle ne se reconnaît plus. Ce corps de femme à travers lequel elle exprimait pleinement sa sensualité, sa sexualité et son militantisme pour la liberté aux femmes de jouir de leur corps. Ce corps était maintenant transformé d’une manière qui ne l’épanouissait plus et surtout qui lui faisait douter de ses idéaux féministes.

Mais comme je vous le disais plus haut, Ericka Hart n’est pas femme à baisser les bras. Ses doutes, son désamour momentané et ses faiblesses sont devenues autant de piliers qui ont élevé son pouvoir de résilience.
C’est ainsi qu’au Festival Afropunk Punk de 2016, Ericka Hart s’y rend la poitrine uniquement vêtue de ses cicatrices et d’un collier.

L’effet est immédiat ! Elle qui avait peur par cet acte de choquer négativement les gens, est embarquée dans un tourbillon d’encouragements autant au festival que sur la toile et de questions sur ce qui lui ai arrivé. Se rendant ainsi compte que les gens ne sont pas très au fait des séquelles que peut laisser le cancer du sein. Mais Facebook ne prenant pas conscience du message véhiculé, supprime d’abord les photos et désactive son compte, avant de se raviser.

À lire aussi : À qui appartient le corps des femmes ?

Ericka Hart : Oser la représentation.
Ce n’est pas un hasard si Ericka Hart a choisi le festival Afropunk pour dévoiler sa vérité et son combat. En effet, la politique de ce festival est basée essentiellement sur la tolérance et l’acceptation de tout un chacun, peu importe son orientation sexuelle, sa confession religieuse, ses habilités physiques etc… Bref, un festival total feel good quoi 🙂 !

Elle qui est une jeune femme noire, homosexuelle et militante pour l’égalité des sexes ne se sentait pas du tout concernée par les campagnes de sensibilisation contre le cancer du sein.

“We are not the target women for breast cancer awareness, “ Hart explained,” Whenever you do a google search of breast cancer, images of White women popped up. However, breast cancer has huge impacts on many different people. It impacts queer women at a morbid rate. I identify as queer and I am a Black woman who survived cancer.” – Clutch Magazine

FR : « Nous ne sommes pas les femmes ciblées par la sensibilisation contre le cancer du sein » explique Hart, « Chaque fois que tu fais une recherche dans google sur le cancer du sein, ce sont des images de femmes Blanches qui apparaissent. Pourtant, le cancer du sein a de grandes répercussions sur les différentes populations. Il affecte les femmes homosexuelles à un taux morbide. Je m’identifie comme étant une homosexuelle et une femme Noire qui a survécu au cancer ».

Oser exposer sa nouvelle poitrine et sa nouvelle vie après le cancer du sein est devenue une lutte indispensable pour la visibilité des femmes non blanches face à cette maladie. D’ailleurs, c’est ainsi qu’elle a fait de son compte Instagram un lieu où elle expose ses photos et ses projets, tout en libérant une parole sans complexes sur l’acceptation entière de soi.

Ericka Hart - Photography by Island Boi

Ericka Hart – Photography by Island Boi

Ericka Hart - Photography by Island Boi

Ericka Hart – Photography by Island Boi

Personnellement, je suis impressionnée par le caractère et le courage de cette jeune femme. Dans sa vidéo que je vous ai partagé plus tôt, elle venait de subir une chirurgie reconstructrice de sa poitrine. Elle disait alors qu’avant sa mastectomie, elle voulait rejoindre le mouvement #Free the Nipple et se préparait à exposer ses seins nus s’il le fallait.
Mais après la chirurgie, privée de ses mamelons et donc d’une partie de sa féminité, les doutes et complexes l’envahissaient au point de se demander si elle était encore éligible ou capable de s’engager dans de telles luttes ?
Pour moi, au chaud derrière mon clavier, la réponse est évidente que OUI ! Mais elle qui sortait à peine d’une bataille sans mercis autant physique que mentale et émotionnelle, pour entamer un nouveau marathon vers l’acceptation de son nouveau soi et le partage de son expérience, je ne peux m’empêcher de saluer sa force et sa capacité de résilience. Bien sûr la forme ne plaira pas à tout le monde, mais c’est aussi cette capacité a finalement faire fi de ce que pensent ou disent les « prêts-condamner » qui m’impressionne chez cette femme. Car en fin de compte l’essentiel reste intact : son message universel de sensibilisation et de prévention contre le cancer du sein.

Illustration d'Erick Hart par Hina Hundt

Si vous souhaiter poursuivre votre lecture sur Ericka Hart, ces liens peuvent vous intéresser :
Un exemple de courage pour les femmes atteintes d’un cancer du sein
La force d’une survivante du cancer du sein
#AfroPunkBK2016: Woman Goes Topless For Breast Cancer Awareness

À qui appartient le corps des femmes ?

Malmené, tiraillé, enfermé, harcelé, violé, sujet favoris des idéaux les plus farfelus et des fantasmes de domination les plus abjectes ; Le corps des femmes, résilient et résolument objecteur de conscience, porte en son sein l’origine du mystère des humains : la vie !
Hina Hundt illustration "le corps des femmes" Initialement je voulais vous parler de tétons et du mouvement #FreeTheNipple, mais ça sera finalement le sujet d’un autre rendez-vous hebdomadaire. Puisque tout au long de ces dernières semaines jonchées d’indignation et de stupéfaction, c’est la question du corps entier des femmes qui m’a hantée.
Et pour cause ! En seulement 15 jours, quelques événements médiatiques et uniquement en France, j’ai découvert l’affaire de Sarah 11ans et dans la foulée, appris avec effroi que la loi française fixait l’âge du consentement à partir de 4 ans 1/2. Les émotions continuant leur tour de manège désenchanté, c’est complètement stupéfaite que je regardais l’altercation entre Sandrine Rousseau et Christine Angot sur le plateau d’On est pas couché, 2 victimes d’agressions sexuelles. Enfin, le « Dossier Tabou : Harcèlement sexuel« , présenté par Bernard de la Villardière sur m6 le 1er octobre dernier » finissait de m’enfermer à quadruple tour dans ma petite campagne de banlieue à la routine bien huilée, pour m’adonner à la pratique de l’autruche chez les bisounours.

À qui appartient le corps des femmes ? Aux agresseurs, aux victimes, à la justice (son laxisme), à la responsabilité de l’État, à la médecine, à ceux qui veulent bannir le corps des femmes hors des espaces publics et l’enfermer derrière des idéaux, aux misogynes, aux réseaux sociaux, à ceux répriment la sexualité et le plaisir féminin, à ceux qui stigmatisent la fertilité, la fécondité et l’instinct maternel, à ceux qui jalousent, combattent et violent la liberté des femmes de disposer de leurs corps, de leur intelligence et de leur voix, à ceux qui voient la femme comme la poule publicitaire aux œufs d’or, à ceux qui confondent la fiction pornographique avec le désir féminin, aux orchestres de la culture du viol, à ceux qui choisissent d’humilier plutôt que de donner la parole aux victimes, à ceux qui encouragent les agressions en les sublimant, à celles qui n’osent plus être femme… Aux femmes ?

Hina Hundt illustration "le corps des femmes"

La seule réponse possible pour moi, femme dans un corps de femme, est que cette identité appartient unilatéralement à celles et ceux qui vivent en son sein.

Il m’a été très difficile de mettre des mots sur ce thème qui ne résonne pas en moi puisqu’il me paraît complètement illogique. En effet, je ne comprends pas l’essence du sexisme, du machisme et des croyances qui poussent dans une forme d’aliénation, une catégorie d’humains à dominer sinon vouloir posséder une autre catégorie.
Je parle bien ici de la volonté de domination masculine sur la gente féminine. Car d’aussi loin que je me rappelle et jusqu’à nos portes occidentales contemporaines, les femmes semblent être le jouet de toutes les expériences des sociétés patriarcales. Asservissant tantôt ses libertés ou d’autres fois humiliant son identité, il apparaît que l’émancipation vers une égalité des droits se fasse au compte-gouttes et toujours sous une tutelle masculine (ou majoritairement masculine). Pourtant il serait réducteur de considérer le corps des femmes à cette seule représentation du machisme dans lequel il évolue. Car véritable joyau de la nature, il est le seul capable de donner la vie à son égal comme à son bourreau. Il est la résilience absolue qui durant des millénaires s’est inlassablement adaptée aux excentricités et aux aliénations masculines, tout en prouvant que dans sa nature nourricière régnait également l’intelligence des sciences et de la culture ; Ne leur en déplaise !

Alors, de quoi se nourrit l’essence du machisme ? Est-ce de la jalousie ou de la folie ? Est-ce un complexe d’infériorité ou d’imposture face aux corps des femmes ?

Chaque fois que ces pensées m’envahissent, je me rends compte combien j’ai été et suis chanceuse d’évoluer dans un foyer familial où la représentation de l’homme et de la femme s’est toujours opérée sur le même trône d’égalité et dans le respect des identités. Ainsi mes parents, mes frères, cousins, cousines et ami-e-s proches sont autant d’exemples d’une éducation riche basée sur l’égalité d’appartenir à l’espèce humaine. Une éducation qui a mit en avant l’accès à la connaissance, l’ouverture d’esprit et je le répète, le respect de l’identité masculine et féminine. Un espace où l’un au lieu d’être nié au profit exclusif de l’autre, est au contraire élevé au bénéfice des 2 parties. Et ma foi, nous nous en portons très bien. Je finis sur ces quelques mots de Chimamanda Adichie Ngozi, auteure (entre autres) de Nous sommes des féministes.

« Mon féminisme considère que le regard masculin est accessoire. Il insiste pour que je sois respectée comme un être humain à part entière, sans m’amputer d’aucun aspect de ma féminité. Je refuse d’accepter l’idée que pour acquérir ce respect, je doive ressembler à un homme dans mon apparence, mes manières, ma façon d’être. Mon féminisme insiste sur le fait qu’il n’y a jamais une seule et unique réponse aux problèmes liés au genre, que tout dépend du contexte. Mon féminisme est enraciné dans une sensibilité africaine, et spécifiquement dans une sensibilité igbo. Mon arrière-grand-mère était féministe, mais n’a naturellement jamais utilisé ce mot. Le sexisme est un problème universel, il sévit partout dans le monde, et le féminisme est donc encore nécessaire. Le but ultime du féminisme est bien évidemment de se rendre obsolète. Je rêve d’un monde où régnerait l’égalité entre les sexes et où le féminisme ne serait plus utile.« 

Aujourd’hui les liens que je partage avec vous sont autant d’initiatives créées dans le but d’échanger et de libérer la parole des femmes :
Oser l’intimité avec « Trucs de Meufs »
Oser donner de la voix à ses souffrances
Oser exprimer sa colère du quotidien « Paye ta shnek »

Pourquoi certains couples s’aiment toute la vie ?

– « Parce qu’ils s’aiment. » Intro, développement, conclusion, point final rendez vos copies. Voilà ce que m’a répondu Gabrielle sur les couples.
« Parce qu’ils ont rencontré le grand Amour et qu’à ce titre, tous les compromis sont possibles pour une vie ensemble ». Dixit Louis, dont les parents s’aiment depuis 30 ans.
« Parce qu’il arrive un moment où l’amour que l’on porte à sa partenaire devient presque fraternelle. » Eli, en couple depuis 17 ans.
« Parce qu’on est une équipe et que les épreuves au lieu de nous affaiblir, nous transcendent. » Hélène, en couple depuis 6 ans.

« disonsdemain.fr, le site de rencontres des jeunes de plus de 50ans. »
C’est ainsi qu’a commencé mon exploration autour du monde des couples qui restent ensemble, parfois jusqu’à mettre minable la grande faucheuse. C’est aussi de cette manière qu’a commencé ma propre introspection : en regardant cette pub !
À l’ère des rencontres plurielles qui se font et se défont au fil d’une navigation digitale, est-il encore possible de s’aimer toute la vie ? Il y a-t-il une formule de longévité pour ces couples marathoniens de l’amour ?

Illustration by Hina Hundt. Couples hands bonding over love

Il fut une époque en France où les mariages arrangés étaient légion et les affaires étaient claires. Dans la bourgeoisie française par exemple, on mariait deux familles par stratégie financière, plutôt que pour les beaux yeux de Cupidon. Les sentiments, s’ils étaient bienvenus, n’étaient alors qu’une question de loterie sans grande importance.
Quand le 20e siècle pointe son nez, c’est l’heure des grands bouleversements sociaux. Les sentiments s’invitent aux cérémonies de mariage, la sexualité se libère, les femmes s’émancipent… Et Barry White devient la love machine.

Le 21e siècle est celui de tous les possibles amoureux. On peut d’un simple clic et accessoirement d’une jolie photo, rencontrer littéralement tout le monde, partout, sans quitter son confort. D’ailleurs si on ne se fie qu’à l’émergence des sites de rencontres, au recul du nombre de mariages et à la croissance des divorces, il apparaît qu’on s’aime seulement le temps d’un chat. Multiplierait-on les expériences de rencontres et des 1ères fois par peur de se perdre dans la routine annoncée d’une longue relation ? Ou est-ce que l’évocation des compromis pèserait trop lourd dans la balance des réalisations personnelles ?
Ces questions, je me les suis posée après avoir lu l’article de l’Express « Peut-on s’aimer toute la vie? ».


Mon histoire.
Si aujourd’hui je suis célibataire, il ne m’a fallu qu’un instant pour dépoussiérer le grenier de mes relations amoureuses et retrouver deux pépites qui a 20 ans, m’ont initié à l’Amour, le vrai. Oui, celui-là même avec un « A » majuscule si capital que je n’avais pas encore la maturité nécessaire pour l’assumer… 2 fois de suite.
Deux relations inoubliables et singulières. Deux jeunes hommes si charmants, qu’il m’arrive encore de me demander si j’avais une fois mérité leur amour. Et pourtant, si je pouvais refaire mon histoire avec la même inconscience, les quitterais-je de nouveau ? Oui !
Mes ami-e-s intimes pourront aisément témoigner ô combien cette question m’a hantée des années durant.
Ils étaient prêts. Ils en avaient fini avec leurs études et commençaient à poser les fondements de leurs carrières professionnelles. Ils étaient prêts à parier sur un avenir avec moi et investir jusqu’à leur ADN. Ce n’était pas des situations de couples inédites pour moi, puisque les exemples dans mon entourage ne manquaient pas de m’inspirer. À cette époque, beaucoup de mes ami-e-s s’engageaient dans ce qui ressemblait déjà à des relations de couples sérieuses.
Mais à 20ans et un BTS en poche, je refaisais ma vie et commençais tout juste à étudier ce qui m’animait le plus. Je repartais de zéro en ayant exigé de mes parents et de moi-même d’énormes sacrifices. À 20 ans, j’avais d’autres ambitions qu’une vie de couple rangée dans laquelle je ne trouvais pas comme eux et avec eux, l’option de m’accomplir personnellement. Alors je suis partie. Littéralement, je suis allée jusqu’au Canada.

8 ans après ces couples que j’ai formé, je n’ai plus jamais ressenti avec quiconque, la réciprocité et complicité des pionniers qui ont fait battre mon cœur.
Car même si j’ai parlé, je n’ai pas su communiquer et faire cohabiter l’intérêt du couple avec les miens. Étais-je une avant-gardiste, une instigatrice ou une victime de ce que certains rangent sous la bannière de l’égo-roi ? Celui-là même qui mets ses revendications sur un piédestal tout en fantasmant avec romance à l’amour parfait.
Héroïne et victime de ma folie des grandeurs, je voulais tout avec un minimum de compromis. Inhiber l’engagement et la potentielle souffrance d’un nouvel échec à l’attachement et la complicité. Je me rends compte aujourd’hui que cela fut une composante impossible et pourtant quasi non-négociable.

Le confort, ce fruit défendu ?
Se rencontrer quand et comme on veut. Aimer quand et comme on veut. Partir en voyage quand et comme on veut. Faire la vaisselle quand et comme on veut… Aucun compte à rendre, tout à prendre à volonté, sans restrictions. Le confort tel un festin d’illusions dont certains célibataires… se gaveraient avec appétit jusqu’à satiété, sans réussir à se rassasier.
Oser se rassasier, oser goûter à des saveurs de haute gastronomie qui resteraient plus longtemps en bouche ; Tu n’y pensent pas… Si, un peu quand même.
Oser résister aux tentations de l’égo, de la luxure et du confort, embarquer comme certains couples sur un radeau de fortune et voguer au-delà de la passion des 1ers émois et des 1ères vagues de tensions ; Cette barrière de corail qui en a désespéré plus d’un ; Tu n’y pensent pas… Si, de plus en plus.

Ils osent.
Pour cet article, mon amie Mélanie a bien voulu partager son histoire de couple. C’est la soeur d’une autre amie qui m’est chère. Je ne sais plus exactement depuis combien de temps nous nous connaissons. J’ai souvent l’impression que notre amitié a toujours été une révélation. Les conversations que nous avons, ses mots et ressentis résonnent toujours avec beaucoup de justesse en moi. Son couple, je le connais de près comme à distance. J’ai été témoin de ces moments si hauts, si forts que leur amour ne tutoyait plus les étoiles, il était lui-même une étoile. Mais je peux aussi témoigner de ces autres moments si abyssaux où mon propre cœur se déchirait et mon esprit s’abandonnait dans l’impossibilité d’un retour. Pourtant eux se relevaient et choisissaient de réapprendre incessamment à former leur étoile. Pourquoi ? Voici leur histoire.

« Ma plus belle histoire d’amour…
Elle est celle qui m’apporte mes plus grandes joies, mes plus grands bonheurs mais aussi celle qui m’a fait verser le plus de larmes, celle qui m’a fait le plus douter, le plus craindre.
Cette histoire a mis un coup de pied à mes croyances, une balayette au prince charmant, un croche-pied à mes principes.
Parce que l’amour n’est pas tout rose et qu’il faut sans cesse le réinventer.
Parce qu’à tant redouter ce qui nous ferait souffrir, on nourrit et fait vivre nos angoisses, nos peurs. La peur n’évite pas le danger.
Notre pire ennemi est le quotidien. La routine. Pensez que nous sommes acquis.
Encore à ce jour on est attentif à l’image que l’autre aura de nous. Je me repoudre avant de le retrouver le soir. Même après 11 ans.
Mon Loïc, mon Lou, mon Chéridou.

C’était il y a 11 ans. C’était il y a 2 enfants.
J’aime tant voir nos enfants qui te ressemblent et portent le nom de celui que j’aime.
C’était en Guadeloupe, là où je vivais.
Nous nous sommes rencontrés un soir où ni l’un ni l’autre ne voulions sortir. En boite. Presque trop classique !
Mais nos vies avaient rendez-vous.
Pas un coup de foudre. Mais un sacré coup de coeur.
Il est de ceux, rares, qui m’ont fait dire « whouaw » quand je l’ai aperçu.
Je l’ai trouvé tellement à mon goût. Comme si d’un coup le mec de mes rêves, celui que j’aurai pu dessiner, venait de prendre vie sous mes yeux.
Presque trop beau pour moi. Je ne me suis pas autorisée à espérer quoique ce soit.
Par chance je semblais être a son goût.
Il s’est approché et m’ a tendu la main pour m’inviter à danser.
Finalement sans en être encore conscient il venait de me demander de partager sa vie.

Rapidement, très rapidement nous avons été l’évidence de l’autre.
La réaction de nos corps ne trahissait pas.
Les gens ont dans notre vie la place qu’on leur laisse prendre. On a fait du vide pour laisser l’autre s’installer. Nous sentions qu’il y aurait un avant et un après.
Nous ne savions pas où nous allions. Il vivait à 8000 km. Il restait 2 semaines avant son départ.
Avant de décider finalement qu’il reviendrait, après avoir rangé sa vie a Paris.
Il est le seul que j’ai eu envie de suivre.

Le seul que j’ai laissé me suivre, le seul pour qui j’ai eu envie de faire de la place dans mon armoire, le seul que j’ai laissé installer ses bibelots hideux. Le seul dont j’ai (presque) aimé sa décoration douteuse (Lou, éloignes-toi doucement de ce cendrier rasta 😉 )
Le seul qui m’a donné envie d’être mère.
Le seul pour lequel je pourrai changer de nom.
Il n’y a pas besoin de convaincre l’autre avec des mots quand les attentions, réactions, comportements prouvent la réciprocité de l’amour reçu/donné.
Il me fait me sentir unique et précieuse. Il est mon unique et précieux.
Mon meilleur endroit du monde : le creux de son épaule, ses bras. Le temps s’y arrête.
Et pourtant. Tout est loin d’être parfait.
J’ai l’impression de comprendre au fil des années, avec l’expérience et la maturité comment faire durer l’amour.
Déjà être heureux seul. Ne pas laisser notre bonheur dépendre de l’autre.
Avoir chacun des passions, des activités et respecter le temps pour soi dont l’autre a besoin.
Apprendre à pardonner, à l’autre, à soi, à se réparer.
À comprendre ce que signifie pour le meilleur et pour le pire.
Chaque couple se crée comme un règlement tacite des obligations et des interdits, le tout est ponctué d’un idéal bercé par nos modèles et les contes de fées.
Alors quand parfois les tensions durent ou que nous nous sommes fait mal. Inimaginablement mal. La douleur peut-être proportionnelle à l’amour ressenti. C’est dire. Alors que faire…
Je me demande, pour ma part, ce qui serait le plus difficile pour moi. Vivre sans lui et mettre un point final à l’histoire ou apprendre à cicatriser avec lui et continuer à avancer ensemble en évitant de se retourner.
Jusqu’à présent, pour chaque situation, aussi douloureuse soit elle vécue avec lui, la deuxième option a toujours été celle que j’ai retenue. Qu’il a retenu.
On cherche ensuite, ensemble, les moyens pour se guérir durablement. On se bat. Ensemble.
Bien sûr il m’est arrivé de me demander : si j’avais su que certaines douleurs seraient si violentes, aurai-je pris sa main pour danser ce fameux soir ?
Oui. Mille fois oui. Je ne changerai rien. Aujourd’hui je suis moins naïve et notre histoire a fait de moi celle que je suis aujourd’hui et je m’aime enfin.
Nous ne mentons pas à nos enfants, nous ne les berçons pas d’illusions sur l’amour.

L’amour c’est beau. L’amour ça peut faire mal. L’amour ça se travaille.

Nous avons régulièrement besoin de nous retrouver seuls. Sans être des parents. Cela est comme un plongeon dans notre histoire. Un retour vers les débuts, cela nous permet de ne pas oublier ce que l’on a traversé. Se remémorer ce que nous voulons. Se remercier. On se replonge dans notre rencontre. On se retrouve et on recharge les batteries pour continuer les tâches quotidiennes qui nous animent moins.
Nous ne connaissons pas la fin de notre histoire, pas de certitude sur l’issue. Notre seule conviction est celle de nous aimer et de vouloir être ensemble.
Malheureusement il n y a pas de recette miracle ni de solution toute prête.
Trouver son « whaouw », être raccord sur l’intimité qui a une place primordiale dans la vie d’un couple et vivre chaque jour comme si c’était le dernier.
Cela me semble être déjà un bon début.
Pour le reste, la vie a plus d’imagination que nous. ❤ » Mélanie et Loïc, ces couples qui durent

Le secret.
Comme je ne l’ai pas encore vécu, je vous livre ce que j’ai appris.
« Vouloir rendre votre partenaire heureux et le soutenir en retour. » Amie Gordon, psychologue et sociologue.

« Se créer une bulle de bien-être faite de petits bonheurs quotidiens, ponctuée de parenthèses. Inestimable en période de crise. » … « Les couples qui durent sont ceux qui s’apprêtent sans regret à voir le sentiment d’amour devenir un vrai sentiment d’attachement. Ils ont conscience d’être responsables du duo qu’ils forment, ils savent les crises inévitables, ils veulent les surmonter et font tout pour. L’essor des thérapies de couple montre d’ailleurs qu’ils sont de plus en plus nombreux à adopter cette démarche. »- Martine Teillac, psychothérapeute.

Françoise et Jacques, en couple depuis 30 ans.
Françoise : « Je crois que la clé d’une relation réussie est la communication et la confiance. Toutefois, la confiance, ça se gagne, et l’autre doit le prouver en respectant ses engagements. Il faut aussi être compatible autant dans la vie intime que dans la vie quotidienne ; Il va de soit qu’il faut s’entendre sur les principes fondamentaux de la vie à deux : les finances, la maison, les enfants, etc. Cela va aussi dans la manière de régler les conflits : il faut savoir faire des compromis, car on ne peut pas toujours gagner la bataille. Il faut aussi faire attention de ne pas se « laisser-aller » : un couple, ça demande de l’effort et de l’investissement à parts égales de chacune des deux parties. Maintenant que nous avons des petits-enfants, nous nous sommes rapprochés plus que jamais. » …
Jacques : « C’est ma meilleure amie. Quand le sexe et les relations intimes deviennent moins fréquents, cela devient très important que les moments intimes deviennent plus charnels que purement sexuels. Évidemment, il faut de la volonté pour que ça marche, et il ne faut jamais tenir l’autre pour acquis. On ne peut pas toujours deviner ce que l’autre désire, c’est pourquoi il est important de bien communiquer nos envies afin de ne pas être déçus, car nous nous sommes bâtis des attentes envers l’autre que ce dernier risque de ne pas avoir compris. Une dernière chose : dire que l’on s’aime ! »

Et vous, qu’est-ce qui vous fait durer en amour ?
En attendant vos formules de longévité dans les commentaires, voici quelques liens intéressants :
Les secrets de longévité des couple
Peut-on s’aimer toute la vie ?
12 couple révèlent le secret de leur longévité
The 5 Love Languages – by Gary Chapman

Et si j’apprenais à séduire en 5 étapes…

-« On ne se serait pas déjà vu quelque part ? » – Le Classique
– « Hey beauté, fais attention où tu mets les pieds. Parce que tu risques de marcher sur mon cœur ! –  » Le Poète
-« Slt, ça va ? 😉  » – Le 2.0

Parfois flatteur et engageant, d’autres fois désuet et lourd, séduire est un art qui se pratique au masculin comme au féminin et nous laisse rarement indifférent-e-s.

Hina Hundt illustration Sex-Appeal

La drague de rue. Je ne sais pas vous, mais en y pensant, j’ai le poil qui se hérisse. Pourquoi ? À cause d’une impression chaque fois confirmée que les maîtres d’antan ont disparu ou enfermé à jamais ce qui faisait de leur prose, l’essence même de cet art.
Aujourd’hui, la drague de rue a mauvaise presse, parce qu’elle s’apparente souvent à une compétition Olympique, où les disciplines d’impolitesse et d’insultes sont légion. Oubliez la parade de paon remplumé. Le verbe est d’abord guillotiné par les bourreaux de la grammaire et des bonnes manières, avant d’être projeté dans un jet de javelot désespéré, vers le podium du harcèlement de rue.
…Roooh, je force un peu le trait. À peine !

La drague arachnoïde. On change de terrain de jeu et on passe sur la toile. L’espace de rencontre paraît plus « safe », plus distant, on voit venir le phénomène (même si on ne néglige pas le pervers qui fait davantage travailler ses méninges). Entre 2 swipes* de profil Tinder, 10 likes sur Instagram et 1 nuit d’enquête passée sur Google à rechercher le moindre détail de la vie de son nouveau match ; C’est autour d’un verre qu’on se rencontre enfin.
Le graal : Figer l’instant #yolo de ce doux 1er baiser, dans ses stories snaptchat ; Avant de se ghoster quand le message s’auto-détruira. Mission Impossible collection millennials.
… Roooh, je noircit carrément le trait là.

La séduction. Qu’il soit dit en français, anglais ou espagnol, ce mot a pour moi un je-ne-sais-quoi qui titille l’oreille, fait vibrer le palai tout en faisant parader les lèvres dans une moue naturellement irrésistible.
Alors bien sûr, séduire c’est aussi tromper, manipuler et abuser. Du serpent biblique au cliché du vendeur de tapis, en passant par le N+1 et l’être aimé, cette séduction fait plutôt siffler, à la manière de Kaa dans le Livre de la Jungle : « Aie confiaaaancccee… »
Non, ce n’est pas cette séduction qui m’intéresse.
Aujourd’hui, je veux apprendre à séduire. Oui, je me suis levée un beau matin et à 19h devant le replay de « Je T’aime etc… » présenté par Daphné Bürki, je me suis dis, chiche pas cap !

Daphné burki Je t'aime etc...

Avant d’entrer plus dans le vif du sujet, vous devez savoir que si j’ai cassé du bonhomme de rue en parpaing bien lourd et du narcissico-narcissique 2.0 aux paragraphes précédents ; C’est parce que JE me trimballe une cuisine entière de casseroles. Une collection précieuse comme autant de tentatives manquées à la pratique de la séduction. Ou fructueuse si le but était d’entrer dans le Guiness Book des records, tout est question de point de vu.

Jouer à la fille trop précieuse et inaccessible qui se montre désintéressée de celui qu’elle convoite : hmm, très peu pour moi.
Ado, j’étais plutôt du genre à écrire des poèmes, gribouiller sur des carnets entiers chaque détails de mes rencontres et suivre partout In Real Life* (parce qu’à l’époque préhistorique de mes béguins amoureux, Internet n’existait pas), ces êtres exceptionnels qui faisaient battre mon cœur plus vite qu’une séance de Zumba. Voilà, du genre psychopathe quoi !
Puis, après avoir mangé des râteaux à toutes les sauces (salsa, aigre douce, ketchup, le tout préparé dans mes casseroles en cuivre inoxydable bien sûr) et réfléchi à la question quelque peu pertinente de mon grand frère : « T’en as pas marre de refaire tout le temps les mêmes erreurs ? »

J’ai changé d’approche quand a sonné mon 1/4 de siècle, pour la jouer plus frontal.
À moi l’expression lyrique, les déclarations d’amour enflammées et les je t’aaaaiiiime à la Lara Fabian. Il en a fallu peu pour que revienne le mode Psychopathe II.

Finalement, à moi le retour à la case zéro comme râteau. Et si la rime en plus d’être bonne, ne s’imprime toujours pas, c’est bien avec un pass solo comme chez Gaumont, que j’entre dans ma 3è décennie. Toute blague mise à part, qu’est-ce que j’adore faire partie de ce club privé que forment les trentenaires. Pour moi, ça représente l’heure des grands.
Les grands possibles, les grandes libertés, les grands engagements, les grandes relations et autres grands investissements. Alors pourquoi pas le Grand Amour ?!

À lire aussi : Et si je congelais mes œufs…

Dernière étape avant de faire le bilan des grandes déceptions amoureuses et grands doutes, je m’insérais dans un body noir, perché sur des talons vertigineux, et je vibrais frénétiquement sur un remix de Beyoncé et de Jacques Brel : Single Ladies x Ne me quitte pas. Un cocktail nommé célibattant ! Dans le shaker, des zestes d’indépendance, de combativité et de dépression. Ça dégouline tellement d’amour, que séduire devient une option complètement inhibée.
Jamais deux sans trois, dit l’adage. Et bien voilà, je vous présente le mode Psychopathe III !

Alors, comment fait-on pour séduire quand on est une femme ?

1/ On se réapproprie son sex-appeal.
Son sex à quoi ? Son pouvoir d’attirance sexuelle ! Oui, oui, dépoussiérer le manteau de complexes et d’autoflagellation qu’on s’efforce de remettre chaque dimanche soir, quand la déprime du célibat a bu 10 caisses de Red Bull ; Pour assumer de nouveau son corps tout entier, sa situation amoureuse et ses désirs. D’ailleurs, c’est encore Alexandra Hubin, sexologue et chroniqueuse dans l’émission « Je t’aime etc… » qui en parle le mieux. Elle résume le sex appeal en 3 mots : Attitude, Démarche, Confiance (where my Beys at ?). Une formule gagnante qui vient de l’intérieur pour éblouir au dehors en nous faisant sécréter des phéromones, l’odeur de l’amour.
Ce n’est pas inné alors on le travaille tous les jours. On relève la tête, on ouvre les épaules et on adopte une démarche chaloupée et assurée sans en faire trop bien sûr. Petit à petit, on se plaît de nouveau, on s’aime et on a confiance en soi. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, le cercle vertueux se remet en marche et notre sex-appeal aussi.

Illustration Hina Hundt - Séduire - Steamy legs - Sex appeal

2/ On ose sortir, même seule.
D’une parce que ça permet de rencontrer du monde (de nouvelles collaborations, de nouveaux amis, ou plus si affinités) et de deux parce qu’il faut bien tester IRL ce retour du sex-appeal. Alors sortir seule ok, mais pas n’importe comment. Par expérience, je sais que ça demande parfois une sacré dose d’auto-motivation et d’énergie sociale. Mais une fois la machine lancée, cela en vaut largement la peine. Du coup je recommande de sortir dans des bars à thèmes : cours de kizomba, salsa ou des sessions de jeu de société par exemple. Beaucoup de personnes y vont seules et le fait d’y aller pour un but, le cours de danse ou le jeu, aide à briser la glace et évite l’impression penaude de s’incruster dans une fête où on ne connaît personne. Aujourd’hui, il existe pléthore d’occasions de sortir et pratiquer des activités selon vos centres d’intérêt et grâce à meetup par exemple, la tâche est d’autant plus facile.

3/ On sourit 🙂
Ça a l’air banal, mais nous sommes parfois tellement pris dans nos conversations avec nos multiples personnalités intérieures ou connaissances virtuelles, que la simple interaction dans la vie réelle, par le sourire humain devient une denrée rare. Alors, accompagnée de notre attitude-démarche-confiance (sex-appeal activated), on sourit et salue la gardienne, le boulanger, le chauffeur de bus, la collègue etc… Au fil du temps, cela deviendra d’une évidence naturelle. Et comme tout ce qui sort de nous, nous revient, imaginez ce plein d’amabilité qui vous ait rendu en retour. D’un coup, la grisaille parisienne se pare de 50 nuances.

4/ On s’intéresse aux autres.
Et oui, les hommes aussi aiment qu’on s’intéresse à eux, alors pourquoi ne pas faire le premier pas.

Le pas peut sembler énorme et la peur du rejet gigantesque au début, mais on y va petit. Tout en finesse et subtilité on commence par établir un contact visuel, puis on se sert d’un détail ou de l’environnement autour pour lancer la conversation, sans la monopolisée à cause du trac. Et si en plus vous y mettez un zeste d’humour ou rebondissez sur le sien, il y a de grandes chances pour que vous appréciiez cette mise à l’eau. Bien sûr, quand je parle d’intérêt et d’humour, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas de rire aux blagues aussi fort qu’hurle la sirène des pompiers tous les 1ers mercredis du mois… par exemple.

5/ On ose le contact physique.
Si vous êtes comme moi, cette dernière étape est probablement la plus dure. Mais de la même manière que le sex-appeal, ça s’apprend. Alors pour éviter de tomber sur l’autre comme un mammouth coincé dans une boutique de porcelaine, on commence doucement, avec ses amis, son entourage qui nous veut du bien et avec qui on se sent à l’aise. Puis on accentue le niveau, en tentant pourquoi pas un cours de danse de couple. L’ambiance étant adéquate, le plus dur ici ne sera pas d’avoir peur du rejet, mais d’oser laisser un inconnu nous prendre dans ses bras (je vous raconterai bientôt, mon premier cours de kizomba. Un moment épique !). Puis au quotidien, quand la complicité s’y prête, on ose toucher un bras, une épaule et soutenir le regard.

Finalement, vous l’aurez compris. Il est possible de séduire dans la rue, sur la toile, dans un aéroport et partout où vous passez. Tant qu’on y met les formes et que les limites soient respectées autant chez les femmes que les hommes qui ne seront pas réceptifs. Car séduire c’est aussi savoir s’arrêter et parfois il vaut mieux un râteau, qu’une ordonnance restrictive !
Mais si ça match des 2 côtés, alors séduire peut devenir un jeu fort plaisant. Et s’il y a affinité, sortez le cotillons et faites péter le Champomy !!

Voilà ce que j’ai retenu sur l’art de séduire. Et comme ces étapes sont loin d’être exhaustives je suis curieuse de savoir comment vous vous y prenez pour séduire. 😉

La séduction est un sujet qui nous parle tous. Si vous voulez continuer à en apprendre plus sur votre pouvoir de séduction, voici quelques liens sympas :
– Je t’aime etc… « Sex-Appeal: décodage »
– Séduction en 8 Conseils
– 4 astuces de séduction lors du premier rendez-vous

Et si je congelais mes « œufs »…

« Alors, il arrive quand le tient ? »
« 30 ans, pas mariée, pas d’enfant… Tic, toc ! Tic, toc ! Ça tourne tu sais ! »
« Comme chaque année L’entreprise a besoin de concentrer toutes ses forces. J’espère que tu ne prévois pas de tomber enceinte ! »
Bonjour, je m’appelle Hina, j’ai 33 ans, je suis célibataire sans enfant et j’ai des œufs bio tout frais. (Et tout le monde répond : « Bonjouuur Hinaaa !!! 🙂 )

Illustration de Hina Hundt / La Cerise Électrique sur la congélation des "oeufs" / ovocytes

La vitrification de mes ovocoytes (le terme savant pour parler de la congélation de mes œufs), j’y pensais d’abord avec beaucoup d’humour à l’âge de 27 ans.
Entre temps, je suis allée vivre au Canada, j’ai bossé, voyagé, conversé avec des dessins et suis même tombée amoureuse. Puis j’ai passé le cap des 30 ans.
Entre temps, je suis rentrée du Canada, j’ai continué à bosser, voyager et commencé un nouveau langage : le dialogue de sourds avec le cœur. Puis mes 33 ans ont sonné.
Entre temps, j’ai jubilé à l’idée d’avoir vécu tant de choses toutes ces années, j’ai continué à bosser, voyager, échanger des dessins et finalement perdre le contact avec le palpitant amoureux.
Tout azymut, une forêt de bébés s’est mise à redessiner mes paysages et une meute d’injonctions paradoxales est venue questionner le devenir de ma fertilité maternelle et professionnelle.

Et moi dans tout ça ? Après avoir écumé les refrains de circonstances : « Lonely, I’m Mrs Lonely… – Akon », « All by myself… – façon Bridget Jones » et « Avoir un seul enfant de toi… (oui mais de qui ???) – Phil Barney & Marlène Duval » ; Mon génialissime et magnifique esprit féminin de résilience a sèché ses larmes en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire et a enfin aperçu la lumière au bout du tunnel : L’Autoconservation Ovocytaire. Hallelujah !

Ô joie, ô tressaillement de soulagement en mon sein. Une bouée de sauvetage lancée aux trentenaires de mon espèce. Mon espèce, ces jeunes femmes actives qui pour des raisons qui ne regardent qu’elles, ne veulent pas d’enfant pour le moment ou n’ont pas encore réussit à déchiffrer les codes hiéroglyphes du langage amoureux avec Mr Right.

Ah oui mais, il y a un mais* ! (*Attention ça sent la carotte et pas celle du jardin potager bio de Patrick. Ni celle que tu dégusterais avec délectation dans ta salade petits légumes D’aucy. Non, cette carotte-là a plutôt l’odeur des œufs qui ont dépassé la date limite de conservation.)

Parce qu’en France, si le Comité Consultatif National d’Éthique se dit favorable à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et à l’autoconservation ovocytaire dans les cas de :
– traitement médical ou d’une pathologie risquant d’affecter la fertilité (exemple le cancer)
– don d’ovocytes à la suite duquel, les femmes peuvent faire conserver une partie pour elles-mêmes (cependant plusieurs médecins critiquent souvent cette partie comme étant insuffisante);
L’autoconservation ovocytaires dite de « précaution » ou de « convenance » est néanmoins interdite. En gros pour celles qui n’ont pas encore d’enfant, nous sommes autorisées à donnez nos ovocytes pour aider les autres, mais invitées à aller voir ailleurs pour nous aider nous-mêmes quand nous serons prêtes. #MaisNaaan !
Et c’est pas fini, car ces ailleurs ont plusieurs coûts. En effet, plusieurs pays européens (notamment la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne, l’Italie, le Danemark…) ont déjà fait preuve de bon sens en autorisant la vitrification des ovocytes pour une utilisation personnelle. Et si le 1er coût est émotionnel, en contraignant les femmes à l’impossibilité d’être suivies par leurs médecins tout au long de ce processus fastidieux ; le coût le plus rude reste financier puisqu’il faut compter environ entre 3000€ et 5000€.

Illustration de Hina Hundt sur l'infertilité

Pourquoi ai-je décidé d’aborder ce sujet ?
– Parce que les faits sont indéniables. Quand hier en France les femmes se mariaient et avaient leur premier enfant en moyenne à 25 ans, le paysage de notre société actuelle (longues études, opportunités de carrières, difficulté à rencontrer le compagnon avec qui fonder une famille etc…), engendre une mutation de la donne. Trouver le bon équilibre aujourd’hui requiert parfois des talents de funambule et fait reculer en France l’âge moyen du 1er enfant à 31 ans.
– Parce que c’est autant une histoire d’hommes que de femmes. Que les hommes autant que les femmes, se passionnent pour de longues études, des plans de carrière et galèrent parfois à trouver l’amour. Ouais c’est dingue !
– Parce qu’en attendant une évolution favorable des lois de bioéthique, il me semble au moins indispensable de faire circuler l’information avant qu’il ne soit trop tard pour certains œufs. Car si beaucoup de docteurs s’accordent à dire de la fertilité féminine, qu’elle commence son saut à l’élastique à partir de 35 ans ; Certains disent aussi que la période idéale de prélèvement des ovocytes en vue d’une congélation comme dernier rempart à l’horloge biologique, est préconisée jusqu’à 38 ans (dixit Dr François Olivennes).
– Parce que j’ai 33 ans et que je suis célibataire sans enfant.

En conclusion, on fait des études plus longues, on travaille plus longtemps, on meurt plus vieux… Pourquoi ne ferait-on pas des enfants plus tard ?
Alors je vois venir certains qui érigeraient des étendards criant à l’anti-naturel, l’égoïsme de notre société et du regret du bon vieux temps. Et à qui je dirais : Aah si le bon vieux temps revenait à la mode, je suppose que nous nous y adapterions de nouveau (contre d’autres récalcitrants qui crieraient leur regret du TUR-FU).
Bref, si la vitrification des ovocytes dans le cas d’un report du projet familial tel que je l’ai présenté, n’est pas pour autant une garantie de réussite ni LA solution à certains maux de ce siècle ; Elle offre cependant une marge de manœuvre et réaliser cette intervention en France permettrait simplement aux femmes et aux couples d’être mieux entourés, encadrés et suivis. En 2018 se tiendra la prochaine révision des lois de bioéthique.
Je me demande si la blague du congélo me refera rire un jour.

Pour en savoir plus sur cet épineux sujet des « œufs », voici quelques liens intéressants :
– Autoconservation des ovocytes : À quand la fin des inégalités ?
– Congélation des ovocytes : Pourquoi l’interdire est déconnecté de la réalité
– Comité Consultatif National d’Éthique
– Livre : Faire un enfant au XXIe siècle (de François Olivennes)

Instapreneurs : De la passion au business

Retour sur un salon inédit, celui des instapreneurs. Le 1er salon organisé par Instagram (groupe Facebook) s’est tenu hier à Paris, une véritable première mondiale pour ce réseau social dont le siège en Californie rassemble 500 millions d’utilisateurs dans le monde. Du coup c’était un peu THE place to be pour les passionné(e)s, amateurs et entreprises présents sur ce réseau social. L’occasion de rencontrer, échanger et s’inspirer au-delà de la toile, tout en restant dans la toile… Ça va, vous me suivez toujours ?

salon instapreneurs #faisavecpassion

Commençons par le début : qu’est-ce que c’est que ce salon ? Le salon des instapreneurs était l’évènement idéal pour mettre en lumière une sélection éclectique de marques et d’artistes français influents sur le réseau. Une cinquantaine d’entrepreneurs ont répondu à l’invitation et se sont retrouvés sous des rubriques telles que : beauté, mode, lifestyle, art…

 « Nous avons choisi la France, car une grande diversité de marques sont déjà présentes sur notre application et montrent l’étendue des possibilités sur Instagram ». Jim Squires, directeur de Instagram Business

Des marques jeunes pour tous les âges et publics, qui grâce à ce réseau ont su et pu répondre à la demande d’une niche (dear muesli, pipinpon, my little day, le slip français…) suivre ou créer des tendances (le chocolat des françaismaison château rouge, coucou suzette, patine, soin de soi, tensaï tea) ou proposer des articles et services atypiques, originaux et personnalisables (aurely cerise, klin d’oeil, jamini, tea heritage, ay cactus, woodstache, papermint, shanty biscuits…). Le tout, en faisant au fur et à mesure de leur passion, la structure de leur business.

Maison Château Rouge au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Maison Château Rouge

Woodstache au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Woodstache

Le Chocolat des Français au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Le Chocolat des Français

Shanty Biscuits au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Shanty Biscuits

Le Slip Français au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Le Slip Français

Jamini au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Jamini

Klin d'œil au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Klin d’œil

Aurely Cerise au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Aurely Cerise

Coucou Suzette au salon des Instapreneurs - par La Cerise Electrique

@Coucou Suzette

M6 et La Cerise Electrique au salon des Instapreneurs

@My Little Day

Une jolie opportunité de découvrir les petites histoires croustillantes qui ont fait de ces passions des entreprises à part entière. Des parcours singuliers aux valeurs fortes, certains d’entre eux ont également pris la parole tout au long de la journée pour animer des conférences sur les opportunités de carrière et le leadership 2.0 rendu possible grâce à Instagram. Le petit plus de ces conférences filmées est qu’on peut les retrouver sur la page facebook d’instagram.

#faisavecpassion La devise de ce 1er salon des Instapreneurs n’a trompé personne 🙂M6 et La Cerise Electrique au salon des Instapreneurs

Little Africa : l’Afrique, sans quitter Paris

Little Africa, qu’est-ce que c’est ? En quelques mots pesés, Little Africa est le premier guide touristique qui met exclusivement à l’honneur la richesse et la diversité de la culture africaine à Paris.

Little Africa

Jacqueline Ngo Mpii. Elle est à l’origine du projet Little Africa. Après avoir été diplômée de tourisme et fait ses armes pendant 7 ans dans ce secteur ; Elle se rend compte pendant cette période, du déficit de représentation de la culture africaine dans les produits touristiques parisiens. Rappelons que Paris est dans le Top 3 des villes les plus visitées au monde, (selon le Global City Index), avec environ 18 millions de touristes en 2016. Un problème entrainant une solution, Jacqueline Ngo Mpii y remédie aujourd’hui en proposant ce guide touristique. À l’instar des grandes villes cosmopolites telles que New York ou Londres, où l’on peut flâner, découvrir et s’enrichir de culture dans des quartiers comme Little Italy, Chinatown, Brixton Village… ; Little Africa met à son tour l’accent sur la relation intime qu’entretient la France avec le continent Africain (plus précisément Paris), son métissage culturel, l’empreinte historique de l’Afrique à Paris et la richesse des influences africaines dans les civilisations Européennes, Asiatiques, Américaines et Caribéennes.   little africa

L’objectif du guide est double :

– Apporter un nouveau support de découverte aux touristes qui sont à 79% des repeaters (déjà venus à Paris) et recherchent de nouvelles activités. Et pourquoi pas casser les préjugés? Et non, l’immigration que l’on vous décrit dans les médias, ce n’est pas que les ghettos, la prostitution, le banditisme, l’illettrisme. C’est aussi et surtout, des savoirs-faire, de l’art, de la gastronomie, de l’élégance, une histoire, de l’esthétisme, une vraie culture.

– Proposer un nouvel outil de travail pour les professionnels du tourisme : hôteliers, offices de tourisme afin de mieux répondre aux demandes de leurs clients en provenance d’Afrique. Où manger un plat africain à Paris ? – Jacqueline Ngo Mpii

Dans ce guide, on voyage en territoire d’Afrique tout en redécouvrant Paris. Comme une invitation VIP dans une interface jadis peu connue du grand public, des quartiers tels que Montparnasse, La Goutte d’Or, Château d’Eau ou Saint-Germain-des-Prés prennent un sens nouveau. Mais pas seulement. L’Afrique à Paris nous est aussi présentée à travers les regards d’artistes contemporains tels que Serge Kponton, Fred Ebami ou Alif king par exemples. Un agenda d’événements pour nous donner le temps de rencontrer, découvrir, apprendre et échanger. Des lieux incontournables d’expositions artistiques (musées et galeries d’art) et pour finir chacune de ces escapades africaines à Paris, une liste non exhaustive de bonnes adresses où les senteurs et saveurs africaines finiront de vous dépayser.
En somme, je finis en reprenant les mots de Jacqueline Ngo Mpii (qui mieux qu’elle pour décrire Little Africa) : « Une invitation au partage, aux rencontres, et la découverte d’un ailleurs qui ne se trouve pas à des milliers de kilomètres mais qui débute ici tout près de vous. » Ce guide est disponible sur le site www.littleafrica.fr. 🙂


Crédits : Les images et vidéo dans cet article, appartiennent à Little Africa.

Les « Pussy Hats » et la Marche des Femmes

Qu’est-ce que les « PussyHats » ? Littéralement « chapeau de chatte » en français, est un mouvement lancé par des centaines de milliers de femmes à travers les États-Unis, qui visent à protester contre les propos sexistes de Donald Trump. En effet, lors d’une vidéo ressortie au cours de sa campagne, Donald Trump le nouveau président des États-Unis affirme : « Et quand tu es une star, elles te laissent faire. Tu fais tout ce que tu veux. Tu peux les attraper par la chatte » (« grab them by the pussy » en anglais). Le mouvement des « Pussy Hats » s’approprie alors cette énième injure sexiste, pour en faire une arme de protestation anti-Trump et un symbole visible marquant pendant la Marche des Femmes.

Pussy Hats et la marche des femmes

La Marche des Femmes du 21 Janvier 2017. Aux États-unis, au lendemain de l’investiture de Donald Trump à la présidence, la Marche des Femmes qui a rassemblé environ 2 millions de manifestants à travers le pays, s’est imposée comme un signal fort au nouveau gouvernement américain. Son étendard, la volonté de tous ceux qui soutiennent les droits des femmes, de tous, des familles et l’égalité des droits, de ne pas rester silencieux malgré le déluge d’expressions misogynes, xénophobes et racistes qui ont marqué la campagne du nouveau président.

« Nous faisons front commun en solidarité avec nos compagnons et enfants pour la protection de nos droits, notre sécurité, notre santé et nos familles – nos différentes communautés font la force de notre pays. La rhétorique utilisée pendant la compagne a insulté, diabolisé, et menacé bon nombre d’entre nous – femmes, immigrés de tous statuts, croyants en diverses religions et en particulier les musulmans, les personnes s’identifiant comme LGBTQIA, ceux qui ont la peau noire ou brune, les handicapés, personnes pauvres ou ceux ayant été agressé sexuellement. […] La marche des femmes à Washington enverra un message à notre nouveau gouvernement au premier jour de leur mandat, et au monde, que les droits de la femme sont des droits humains. »

Une multitude de personnalités ont rejoint la protestation dans la Marche et/ ou sur les réseaux sociaux, à l’instar de Bernie Sanders (ancien candidat à la primaire démocrate) qui a tweeté : “Président Trump, vous avez fait une grosse erreur. En essayant de nous diviser par race, religion, genre et nationalité, vous nous avez en fait rassemblés”.
Parmi les personnalités se trouvaient également Michael Moore, Alicia Keys, Madonna, Scarlett Johansson, John Kerry, Hillary Clinton, Angela Davis, Shepard Fairey… Délivrant et partageant leurs messages d’unité comme autant de barrières face aux menaces proclamées contre les libertés de chacun.

« Nous continuerons à nous soulever jusqu’à ce que nos voix soient entendues, jusqu’à ce que la sécurité de la planète ne soit plus reportée, jusqu’à ce que nos bombes arrêtent de tomber sur d’autres terres, jusqu’à ce que notre dollar soit le même que le dollar des hommes !” – Alicia Keys.

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La Marche des Femmes dans le monde. Le mouvement se mondialise et trouve écho dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, d’Europe, Afrique et Océanie. Le message est clair, créer une union de masse pour défendre les droits des femmes, des familles, des minorités, des immigrants, des libertés religieuses, des groupes LGBT et aussi pour s’ériger contre les discriminations raciales (et toutes formes de discriminations), les harcèlements, les violences sexuelles, les mutilations génitales, les trafics de femmes et d’enfants, le sexisme.

En résumé, la Marche des Femmes du 21 Janvier 2017 fut marquante parce qu’elle a montré que l’attaque d’un groupe de la population humaine, représentait une réponse de tous, face à cette attaque.

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Phenomenal Woman Illustrated : Aïssa Maïga

« C’est rare au cinéma qu’une femme noire ne soit pas une victime. »
– Aïssa Maïga

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Aïssa Maïga, qui est-ce ? (Oserais-je ?)
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Aïssa Maïga est si je pèse mes mots, l’actrice française du moment. Avec ses 20 ans de carrière, elle se fait d’abord remarquer du grand public dans le film « les poupées russes » de Cédric Klapisch, aux côtés de Romain Duris. Elle enchaîne ensuite avec génie, plusieurs seconds rôles et des rencontres déterminantes qui contribueront à façonner son ascension. Si bien qu’en 2007 arrive la première récompense publique de son travail : une nomination aux Césars pour le meilleur espoir féminin, pour son rôle dans « Bamako« . À force de détermination et de talent, Aïssa Maïga se fait un nom dans le cinéma français. La suite elle, n’en est que logique.

En effet, à partir de 2016,  Aïssa Maïga crève littéralement l’écran dans le film « Bienvenue à Marly-Gomont » de Julien Rambaldi. L’histoire vraie de la famille du chanteur Kamini (dont le père est un docteur noir) qui s’installe dans un village de Picardie. Le film aborde sous fond de comédie populaire, les difficultés d’intégration et les préjugés raciaux.
Et ce début d’année 2017 semble lui sourire tout autant, puisqu’on la retrouve dans « Corniche Kennedy », « Mystère à la Tour Eiffel » et dès Mercredi 18 Janvier, à l’affiche du film « Il a déjà tes yeux« , de Lucien Jean-Baptiste. L’histoire d’un couple ordinaire amoureux et sans problèmes, qui ne pouvant concevoir, choisit d’adopter un enfant. Rien de plus banal, si ce n’est que le couple est noir et le bébé blanc. Un joli pied de nez aux stéréotypes identitaires qu’il me tarde d’aller voir.

Et maintenant à vous : connaissiez-vous Aïssa Maïga ? Que pensez-vous du sujet du film « Il a déjà tes yeux » ? Irez-vous le voir ? Je serai ravie d’avoir vos avis sur cette femme phénoménale et ce sujet de société. N’hésitez pas aussi à me dire quelle femme vous souhaiteriez voir dans le prochain « Phenomenal Woman Illustrated » 😉

Bonne Année 2017 :)

Aurevoir 2016. J’espère que cette année vous a autant comblé que fait grandir. Que cette année vous a permis de réaliser les rêves que vous aviez et que vous finissez l’année le coeur serein et aimant. 

Pour ma part, ce fut une belle année. Éprouvante parfois, énergisante, compatissante et inconditionnellement affectueuse d’autres fois. Je suis extrêmement reconnaissante du temps que m’ont accordé chacune des personnes qui ont traversé ma vie cette année. Et reconnaissante aussi de l’impact que ces personnes m’ont permis d’avoir dans leur vie.

Bonne Année 2017, by Hina Hundt

Bonjour 2017. Pour cette nouvelle année, je nous souhaite de continuer à jouer le jeu de la vie, en réalisant encore nos rêves, en osant vibrer et briller aussi fort que notre âme le souhaite, en osant persévérer au-delà des obstacles et plus encore.

Mais par dessus tout, je nous souhaite beaucoup d’amour. De l’amour simple et authentique, envers soi-même et envers les autres, tels que nous sommes et tels qu’ils/elles sont. Bonne année 2017 💖